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2. Dans cette contrée slovùno, le taux de natalili' est le pins lai hic de toute la province. Ces données ofllcielles (Oesteri'. Slat. LXIll, Uaiid. Ileft., I,'p. xxxi.x), ne concordent pas avec lassertion de Wutte, pour la décade 18'Jl-l'JOO, qu'à Klagenlurt les Allemands ont perdu ;i p. 100 et qui- Villach et ses environs sont restés stationnaires (p. 87).
3. G. Lenz, Die deulschen Schiiien iin uindisctien (sloveniscUen) Sprac/igebiel Kdrntens (Deutsche lirde, 11, l'JO.'i, p. 8i).
celle de Gottschee; un essaim plus petit, de 3 000 individus environ, se maintient à Hudoltsweit '. Partout ailleurs, le tudesque est noyé : dans la ville même de Ljubljana", 6.000 (avec fonctionnaires et garnison) au milieu dç près de 34.000 Slovènes ^' Aussi les Allemands, par une loi fatale, se dénationalisent et adoptent la langue ambiante .
Ces chiffres inspirent aux Allemands d'autant plut» d'amertume que la Slovénie leur apparaît comme dégermanisée. On évoque l'œuvre colonisatrice de l'évêché de Freising qui dès le xi*" siècle transplanta dans ces parages encore vierges de la Caiantanie des paysans allemands de Bavière et du Pusiertal ^ Chose curieuse, le patriarcat d'Aquilée, lui aussi, introduisit descultivaleurs allemands. Une noblesse tout allemande, des Weima.-Orlamiinde, des Andechs, des Sponheim, des Ortenburg, acquirent de graniis domaines qu'ils tiT'ent défricher par des Allemands; à côté de ces maisons, originaires du dehors, sépanouit une aristocratie indigène, elle aussi imprégnée de germanisme,
1. A noter que sur la carte de Wutte ce point est moins intensément teinté que 1 îlot de Weissenl'els, à la frontière NW. où l'on compte 610 Allemands, mais ceuï-ci forment une proportion plus forte du total.