‹ Les races humaines et leur part dans la civilisationChapitre 18 sur 38 · S 2. — RACES DE L'EUROPE · texte numérisé non relu

S 2. — RACES DE L'EUROPE

Deux chemins ont été suivis par les Arien marchant vers l'Europe. L'un comprend les rive de rOxus et de l'Araxe ; il contourne ensuite 1 nord de la mer Caspienne et de l'Euxin par lesgrandes plaines de la Scythie. L'autrd..passe k^ travers l' Asie-Mineure et la Grèce.

Mais les Ariens ne furent pas les sei|^ émi*grants vers l'Europe. La race mongolique, répandue dans le nord de l'Asie et modifiée par la froidure du climat, se concentra dans les monts ourals (Ougrie), se répandit sur les rives de l'océan Glacial, entourant, pour ainsi dire, tout le cercle polaire arctique. Les migrations de cette race datent de la plus haute antiquité et se prolongent jusque dans les temps modernes. Elles comprennent les Finnois et les Huns, les compagnons d'Odin et ceux d'Attila. Au sud, les Sémites navigateurs, qui, de Tyr, envoyaient des colonies à Carthage et, de Carthage, passaient en Espagne , en Sicile ; les Ioniens , qui fondaient

Marseille, contribuaient à peupler les rives européennes de la Méditerranée. De même les Berbères africains, dont la civilisation remonte à la plus haute antiquité, durent franchir le détroit d'Hercule et passer en Espagne. La conclusion est que les Ariens, qui ont pénétré en Europe par la Scythie, ont dû s'imprégner du sang mongolique, tandis que ceux qui ont suivi la route de la Méditerranée ont dû s'imprégner du sang sémitique. Ceux-ci ont le crâne allongé d'avant en arrière, comme les Sémites ; ils ont le nez mince et arqué , les yeux longs et de couleur foncée , de même que la peau et les cheveux. Les premiers ont le crâne presque aussi large que long, comme les Mongols; leur nez est court, épais et relevé légèrement vers l'extrémité ; leur peau, leurs yeux et leurs cheveux sont d'une teinte plus ou moins claire. Ces différences ont dû s'augmenter encore par le croisement avec les autochthones européens, dont le langage se caractérisait par l'agglutination. C'est ce que semble indiquer le Basque, protégé par des montagnes inaccessibles contre les invasions et les langues ariennes.

Les races brunes et anciennes de l'Europe, celles qui sont venues par le Bosphore ou la Méditerranée, se composent : d'odes pélasges, occu-

pant la Grèce; le Thrace, la Mésie, riUyrie et le sud de l'Italie; des Ibères, occupant rEspape,lft midi de la Gaule et de la Grande-Bretagne, la Ligurie, les îles Baléares, la Corse et la Sardaigne.

Au sang des Pèlasges s'est combiné celui des Hellènes, des Sémites, des Iraniens, des Étrusques, des Ibères et des Celtes ; au sang des Ibères s'est combiné celui des Celtes, des Pèlasges, des Sémites, des Phocéens et des Berbères. Là se rencontrent les éléments de la civilisation de l'Europe.

Les races blondes comprennent : 1** les Gaëls ou Gaulois, qui occupaient la partie moyenne de la Gaule, une partie de l'Helvétie, de la haute Italie et quelques provinces de la Grande-Bretagne , comme l'Ecosse , dont certains habitants portent encore le costume traditionnel du Gaulois ; 2** les Kymris , venus de la Scythie (peutêtre de la Scandinavie), qui pénétrèrent dans le nord de la Gaule, arrivèrent jusque sur les bords de la Seine, passèrent dans la Grande-Bretagne, et, mêlés aux Gaëls, peuplèrent la Cambrie ; 3* les Germains, qui se cantonnèrent dans l'espace compris entre le Rhin , le haut Danube et la Vistule, devenant sur les bords de la Baltique les

Scandinaves, par le fait de leur croisement avec les Finnois ; enfin les Slaves ou Sarmates , qui , cantonnés d'abord sur les rives du Volga, s'avancèrent peu à peu jusque sur les bords de la Vistule et du Dnieper, occupant tout l'est de l'Europe, depuis le pont Euxin jusqu'à la Baltique.

Dans les temps modernes, la race turque, tenant des Mongols bien plus que des Ariens, a pénétré, par le Bosphore, dans le sud-est de l'Europe, et ne s'est arrêtée que sur les rives du bas Danube. Mais son sang n'a pu encore se combiner à celui des habitants de ces contrées , qui sont un composé de Grecs, de Daces, de Latins, de Goths, de Huns et de Slaves.

Les caractères de ces races diverses et les modifications résultant de leur croisement sont indispensables à l'étude de la civilisation européenne.

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