‹ Les races humaines et leur part dans la civilisationChapitre 32 sur 38 · ÉTUDE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

ÉTUDE SEPTIÈME

S P'. — MONDE GRÉCO-SLÀVE

îl occupe tout Test de TEurope sut \xûé latitude de 40 degrés, et comprend les contrées les plus diverses, tant sous 1^ rapport géographique que sous le rapport climatérique et géologique. Ses peuples devraient donc différer , lors même qu'ils ne comprendraient qu^une race ; or, ils en éomprennent plusieurs. Les principales softt : les Finnois, les Slaves proprement dits, les Mong<^fe et les Grecs.

Entre ces hommes, le lien principal est la religion , qui est toute-puissante , il est vrai , où domine le sentiment.

Elle suffit pour établir une fraternité et certaines identités de mœurs entre le Grec de l'ArcWpel et le Russe de Moscow ; elle fait que l'un et l'autre détestent la domination des Turcs et aspirent à rétablir le culte orthodoxe dans Sainte-

Sophie; elle crée des communautés d'intérêts sociaux et politiques , mais elle ne peut faire que l'habitant des bords du Céphise ou de l'Eurotas n'ait mille aspirations qui manquent au fils placide de la Neva. Entre ce dernier, dont le sang très peu composé est refroidi par l'habitation de plaines glacées, et le Grec moderne, dont le sang rivalise, pour le croisement, avec celui du Français; dont la patrie est formée de rochers découpés par la mer et inondés par les rayons d'un chaud soleil, il ne saurait y avoir similitude. La différence dépasse même celle qui se voit entre l'Allemand et l'Anglais actuel. Or, si les diverses portions du monde germanique ont obéi à leur génie en se donnant des gouvernements très dissemblables, on doit comprendre, à plus forle raison , que les Grecs et les Slaves ne sauraient obéir à des lois identiques sans détruire leurs aspirations respectives.

L'expression gréco-slave représente donc des analogies qui concernent l'âme plus que le corps et la race. J'ai cru devoir la maintenir, bien qu'elle ne soit pas conforme aux principes de l'histoire naturelle , par crainte des innovations et de la multiplicité des divisions, toujours fatigantes pour l'esprit.

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