S 3.— CARACTÈRES SPÉCIFIQUES DES RACES
Lorsque des hommes venus de lieux très divers subissent, dans une ïnéme contrée, des influences elimatériques analogues et entraînant des analo^ gies, sifion des identités, dans l'exercice de ton-
tes les fonctions ; lorsque le sang des familles se mêle par le mariage, et cela pendant une série de générations, il arrive que les dissemblances originelles s'effacent peu àpeu, qiie les constitûtftrns se rapprochent d'un type représeûtarit à la fois la moyenne des organisations primitiyes et la moyenne des influences climatérîcïiles et géoigraphiques. Longtemps les enfants portëilt des cairactères étrangers à ce type et se ïapportaAt à d'autres races ; longtemps leur ôi^ganisation est mal équilibrée ou faite pour s'adapter à un autre climat. Maïs le monient arrive où la proportion 6t l'harmonie s'établissent entre les divers appareils qui prennent de la force en se prêtant un mutuel appui, où les facultés s'équilibrent, où les hommes d'une même cité paraissent tous frères et portent, au même degré, l'empreinte des lieux qu'ils habitent. Alors la race est formée.
Ses caractères spécifiques peuvent être nombreux. Les principaux tiennent à la couleur de la peau et des cheveux , à la disposition des membres, des organes des sens, du crâne, de la face, enfin aux facultés intellectuelles et affectives.
La couleur de la peau, qui, abstraction faite de quelques exceptions, va toujours se chargeant de pigment, à mesure que Ton se rapproche de l'ék
qnateur, n'exerce une grande influence ni sur la motilité ni sur l'intelligence- Un nègre peut avoir tante la vigueur d'un Européen, il peut obtenir un prix d'honneur dans les lycées de Paris (1); mais ses sentiments ne sauraient atteindre Télévation néceissaire à une belle civilisation. On dirait que le pigment , en concentrant dans l'organisme l'action du calorique et de la lumière, porte la fièvre dans la portion de l'âme qui se rapporte* aux affections, détruit tout équilibre et développe outre-^mesure la sensualité. Mors le s^timent^ au lieu de se rapprocher de l'idéal, s'en éloigne ;âl ne peut se séparer de l'instinct; il perd de sa liberté en devenant un appétit irré^ sistible. Tel est, en effet, l'amour du nègre. C'est UBe passion qui vent être assouvie à tout prix et qai né recule pas devant la violence. Elle ne sait ni patienter ni attendre ; elle dégénère facilement en fureur ; eUe donne un caractère orgiaque au colté des religions africaines ; elle semble sortir <1q cœur pour se eoncentrer dans un appareil sexuel développé outre-mesure (2). >
(1]Eq 1858, unjeunç nègre a obtenu, en effet, un pm d'hpAneor au concours.
(2) Lé vbtnme de Tappareil sexuel est, en effet^ Tun des câra6tèreg^laraoeéikioK^iènne.^^
— Doit en est de même des autres sentiments du nègre, qui sont à la fois violents et organiques, soumettant et amoindrissant Tintelligence au lieu de Tagrandir.
Chez les races décolorées on tombe dans Pexcès contraire : l'équilibre se détruit entre Tintelligence et le sentiment par l'insuffisance du dernier. Le cœur ne vient pas en aide à 1$ tête et laisse l'idéal amoindri, décoloré, muet...
Après les caractères tirés de la couleur de la peau, viennent, dans l'ordre de l'importance, les caractères tirés de la forme du crâne. Ce dernier est allongé d'avant en arrière et présente un bel ovale chez toutes les races capables d'atteindre un idéal éminent ; il est hémisphérique et même aplati, d'avant en arrière, chez les races qui, malgré leur esprit subtil, ne peuvent s'élever dans le domaine de l'idéal.
Tels sont les Mongols et les Chinois. Ces hommes à peau jaune subissent l'action d'un climat favorable en même temps à l'évolution de l'intelligence et à révolution du côté affectif de l'âme. Ils sont doués , en effet , d'une sagacité particulière et de passions prononcées ; mais, au lieu de les combiner pour les agrandir des deux parts, ils les maintiennent isolées 8t les laissent âégé-
nérer. Leur science, faute d'inspiration, reste rudimentaire et se perd dans les subtilités ; leurs sentiments se perdent dans les raffinements de l'appétit ; leur société se perd dans l'égoïsme.
En de telles conditions , l'idéal , le mobile du progrès, ne peut se prononcer. Il ne peut modifier une langue et une écriture insuffisantes; il ne peut se serrir de l'art pour rallier les âmes dispersées à un même sentiment ; il ne peut remplacer l'initiative individuelle par l'initiative sociale. La religion est un mélange de tous les dogmes et de tous les cultes ; le beau tourne au grotesque, le bien se confond avec la jouissance et le juste avec le profitable, si bien que rien ne préserve les mœurs de la corruption. Aussi aucune race û'est-elle aussi profondément corrompue que celle du Chinois.
Tout au contraire, les races dont le crâne est allongé d'avant en arrière possèdent à un haut degré la proportion et l'équilibre des diverses parties de l'innervation. Elles savent unir l'amour, la pensée et l'action pour arriver aux plus belles manifestations de l'idéal.
Quant à la disposition des traits de là lace, j'ai dit ailleurs comment l'encadrement dès yeux et KattMhedu nez étaient subordonnés à la dispo-
sition antérieare du crâne; comment le volume des narines et la projection en avant du maxillaire supérieur tenaient au volume de l'appareil de l'oUaction ; comment le volume du maxillaire inférieur et 4ùs dents qui le garnissent dépend du régime des races, l'usage habituel de la viî^de alourdissant la partie inférieure de la face, ainsi qu'on peut le remarquer dans la race saxonne. Il est encore une foule de caractères qui tiennent à la disposition des membres , des organes des sens; des viscères du buste et de la 'Charpente osseuse. Les énumérer ici serait inutile. Ils appartiennent'à l'histoire naturelle plutôt qu'à l'histoire philosophique des races, et n*ont pas une grande influence sur les facultés affectives ou intellectuelles. J'ajouterai que le plus grand nombre d'entre eux a été indiqué pendant l'examea des différentes fonctions.