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H • Nous frenons ploce sur une estrade niaerviSe, élevée oiprès pour nous ^^H H CD bue <Ie la scf.'ne ; dea deux cOtt^s sont des loges grilkes avec des jalou- ^^| H si«e e-a bambou d^ù lus rt>niines de notre hôte et celles de ses inv.lés as- ^H H sisleol BU specUcle: de peur qu'on ne les entrevoie, elles se sonl voilt' la ^^|
figure avec un filet de soie à réseau. Les visiteurs d'un rang moins élevé sont assis au premier rang sur des chaises disposées autour de petites tables pouvant contenir quatre ou cinq personnes. Derrière eux on Yoit onduler comme une fourmilière de têtes humaines : c'est la foule des spectateurs populaires qui se pressent et s'entassent pour jouir du spectacle qu'ils doivent à la munificence de Tillustre Tchong-louen. A Pékin comme h Paris, les gens du peuple affrontent volontiers pour leur plaisir la fatigue de se tenir debout et sans point d'appui pendant des heures entières. Quelques bons pères de famille ont deux ou trois enfants juchés sur leur dos et sur leurs épaules, mais je n'aperçois aucune femme.
a Cependant, sur un signe parti de notre tribune, l'orchestre placé sur un des côtés de la scène et composé de deux flûtes, d'un tambour et d*une harpe, attaque un charivari qui tient lieu d'ouverture; puis le paravent s'écarte, les acteurs paraissent tous ensemble en costume de ville, et, après s'être inclinés si profondément que leur front touche la terre, ils détachent près de la rampe le chef de la troupe qui vient nous réciter le répertoire pompeux des œuvres dramatiques qu'ils vont représenter. »
Ici l'auteur donne une idée des pièces représentées sur le théâtre, et qui sont des espèces d'allégories et de spectacles historiques.
Outre les théâtres yéritables, il- existe à Pékin beaucoup de troupes d'acrobates, des danseurs et danseuses de corde, et enfin des hippodromes ambulants.
On voit en Chine des marionnettes, qui sont absolument semblables à celles d'Kurope. Lequel des deux peuples est l'inventeur des marionnettes? Le mot iïombrcs chinoises dont nous nous servons on France de temps inuTiéniorial semblerait i»rouver que les Chinois ont la priorité.
L'iionmie qui met les pou[)écs en mouvement, monté sur un tabouret, est envelo[)pé dans de iarjjjes draperies de cotonnade bleue. Vue boite représentant un petit théâtre est a[ipuyèe sur ses é[)aules et s'élève au-dessus de sa tète; ses mains agissent sans (ju'on devine le moyen mécanique (ju'il emjdoie pour imprimer les allures de comédiens à ses très -petits automates (lig:. 159 .
Terminons par un coup d'œil jeté sur l'administration de la justice et les formes judiciaires. (Test au récit de M. Poussielgue que nous aurons encore recours :
« Il y a en r'.hine un rapport immédiat (Mitre l'application pénale de la justice et rorganisation do la famille. Si roniporour est le père et la mère de SCS sujets, les magistral^ qui le re[)résentent à tous les degrés sont aussi le père el la mère d»? leurs administrés. Tout al tentât conlre Tautorilê e^l un
RAMEAU SINIQL'E. 323
-s^lleiilat contre la l'aïuille. L'irn|jiùlë, uii des plus granils aimes prévus et V^priniéa par ta loi, n'est autre cltoso quo le manqua de resped aux parenta. ^'oici comment le Code pénal a défini l'impiété : Est impie qui iiuuUr fft
proches partait, qui leur intente un pruecs, qui ne paru pa* leur dtuil , qui ne raprele /H1.1 leur mt^muire, qui »iun^u« aux i-titi* dit* n cntx d çui il li-it rrxiittner, île qui il tient l'éduealion uu par qui il a été protégé ri secouru. Lus
peines encourues pour le crinae d'impiété sont terribles; nous en parlerons^ plus tard.
« En transportant ainsi le sentiment de la famille dans le domaine politique, les législateurs chinois ont créé une macliine gouvernementale d'une force prodigieuse, qui dure depuis trente siècles et que n'ont pu détruire ni môme ébranler sérieusement les nombreuses révolutions et changements de dynastie, les oppositions de race entre le nord et le sud, rimmensité territoriale de l'empire, l'incrédulité religieuse, et enfin le culte égoïste des intérêts matériels développés à l'excès par une civilisation caduque et immobile.
a Parmi les cours suprêmes siégeant à Pékin, se trouve la cour d^appcl ou de cassation [TorU-ssé). Après elle viennent les prétoires de justice qui siègent dans les chef-lieux de chaque province, et qui sont présidés par un magistrat spécial portant le titre de commissaire de la cour des délits; un autre magistrat de grade inférieur y remplit les fonctions d'accusateur public. On trouve ensuite dans les villes de deuxième et de troisième ordre des tribunaux inférieurs qui n'ont qu'un seul juge, le mandarin ou le souspréfet du département. Les peines appliquées par ce dernier sont limitées .*quand le crime a mérité un châtiment plus grand, l'accusé est renvoyé devant le prétoire siégeant au chef-lieu de Ja province; si ce tribunal déclare qu'il a encouru la mort, la procédure doit être expédiée à la cour d'appi^l de Pékin; celle-ci juge en dernier ressort aux assises d'automne. Aucun tribunal de province n'a donc le droit de prononcer la peine de mort ; toutefois en certains cas, lorsqu'il y a révolte à main armée, un gouverneur peul être investi de pouvoirs judiciaires analogues à ceux que confère en Europtl'état de siège. Enfin , il y a dans toutes les localités une salle des instructions où lo sous-[»rêfct qui fait sa tournée trimestrielle doit s'informer <]*• tout ce (jui se passe, jultcp les dlIVcrcuds, et lairc un cours {\o morale a\ peuple; niai*^ cotte excellente institution, (jui a une certaine analojrie a\«', nos juslx'es de i)ai.\, est tombée en «h'-suétuiie par suil(* du relikhement .'»•liens gouverncMiienlaux et de Tincurie des mandarins.
• Il résulte de cette or.L'-anisalion judiciaire que le sous-préfet est in\«'-! (le tous les pouvoirs correclionnrls dans le ressort de sa juridiction admi nistrative. état de choses très-vicieux et (pii a enfanté d'énormes abus.
-( 11 n'y a pas d'avocats on riiine. et, comme on le voit, très-p«'u •!< ju^es: aussi la manière de rendre la justice est-elle extrêmement sommaiir. et les garanties qu'elle oll're à Taccusé à peu près nulles. Le> amis ou p irents peuvent, il est vrai, plaider sa cause, mais il faut que cela convienii» au mandarin ch<'f du tribunal. Quant aux témoins, ils sont exposés à n» '■voir d«'s coups de rotin, suivant que leur déposition plait ou ne plaît pi^ : i'U généial b*s dépositions l('^ plus longues sont celles qui plais<Mit le nioii:au mandarin; car il a une foule d'alVain-s à expédier, et sou temps ne s:ifîirail pas à les examiner toutes dans leur^ plus [)etits détails. Aus-i la condamnation ou Tac luittenient déprndeid-ils des officiers de justice subalternes (pli ont [»réparé la procédure d'une manière favorable ou c(uitiair«' ; Taccusé suivant qu'ils i;n ont reçu plus ou moins d'ar^^ent.
« S'il y a des choses di^nies d'approbation dans la jurisprudence cliinoi>« . en revaFiclie rapjdicition de la pénalité q<1 eiïroyable. L'homme est c«'n<.i-
le régime des prisons est si odieux, enfin un homme condamné à la cangue, au carcan ou à la cage est exposé à des angoisses si terribles, que, lorsque Tordre de mort arrive de Pékin, tous ces malheureux marchent gaiement au supplice, comme si leur dernier jour était celui de leur dél.vrance.
t Les exécutions à mort, horriblement variées dans les âges passés, se réduisent maintenant à trois : la strangula'ion, la décapitation et la mort lente ou le supplice des couteaux.
c La strangulation s'opère au moyen d'un lacet de soie que deux bourreaux tirent de chaque côté, ou d'un collier de fer qui se serre par derrière avec une vis; ce dernier moyen a une grande analogie avec le supplice du garote encore usité de nos jours en Espagne. La strangulation par le lacet de soie est réservée aux princes de la famille impériale; le collier de fer sert à faire disparaître à Tombrc des prisons ceux dont on a intérêt h cacher la mort.
« Sur la place publique il n'y a pas d'autre supplice que la décapitation, appliquée à tous les crimes vulgaires. Les apprêts en sont très-simples et les péripéties très-rapides , vu la trempe et la lourdeur des sabres et l'habilelé des bourreaux. Jamais la guillotine n'atteignit à la dextérité foudroyante des satellites du terrible Yek, ce vice-roi dont les Anglo-Français délivrèrent la province de Canton ; il ne leur fallait que quelques minutes pour faire tomber une centaine de tôles. 11 est vrai que leur maître se vantait de leur avoir dressé la main aux dépens de plus de cent mille victimes en moins de deux ans.
f La mort lente ou le supplice des couteaux estinfligée pour le crime de lèse-majesté, pour le parricide et l'inceste. Les apprêts de ce supplice doivent redoubler encore les angoisses du condamné : attaché solidement à un poteau, les mains et les pieds serrés par des cordes, U a le cou pris dans un carcan ; puis le magistrat chargé de veiller à l'exécution tire d'un panier couvert un couteau sur le manche duquel est désignée la partie du corps (jui doit être frappt^e par le bourreau, (lelle alTreuse torture se continue ainsi jusqu'à ce <jiu' lo hasard ail (IôsI^mk'' 1(î amw ou tout autre organe vital. Disons vite ipu^ )«' plus souvent la famille du eondamn»' acl)«'te à prix d'ar^^enl Tinduii^^enee du jngt', qni s'arrange poni' tirer de siiilt* «lu paiii»*!le couteau (jui doit donner le eonp mortel.
« Devant de tel es j)»inalités. devant les hiileux et frêijuents spectacles (|.i'eiies donnent, conmitînt s'étonner que les Chinois soient familiarisés de bonne heure avec la mort. <'t (pie les femmes et les enfants mêmes possèdent au plus haut de«rrê le c«»ura.LM» passif (pii la lait alfronter avec calnie? Tour beaucoup de ces pauvies lmmis, <e n'est «juc la fin d'une m <«''ral)ji' cl douloureuse existence.
f J'ai eu la curiosité d'assister à une des dernières séances de justice, et, sur ma demande» une place m'a été réservée d'où je pouvais voir saii'^ être vu.
c Le prétoire 'fig. 160' n'a rien de remarquable au point de vue architeclnral. 11 est défendu par un grand mur de clôture presque aussi élevé que l'édifice principal. La première cour d'entrée est entourée de bâtiments (pii servent de priions; on y remarque des log(s basses, trrillécs avec d'énormes barreaux en banibon, (m'i on renfiTUie les [)risonniers pendant la nuit.
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RAGE JAUMB.
DOUX dani It posture U plus (kUginte; qufend il Tont fklra de 1 peut à peins soulerer cette lourde madrine [flg- 181). On raesl* <PàAlii tm songeaut h ce que doit être rexistence d'un homme eondamné fc «b moto d'un pareil supplice. Cet intaituné ne pouTUt ni manger ni bob»; m femme s'titait dui^Ae de ce soin : elle était debout jnèa de la ngB^at ttntt d'un panier qu'elle avait aniorté quelques graiiu de rii'et de patUt ma^ ceaux de porc qu^elle lui faisait avaler avec des bAlonnets : elle eetayitt' !• temps en lemp avec un rîcux morceau ifL^tofTe la Ijgurc livide de son mari 1 «|Ui ruisselait de sueur, tandis que son petit cnCint, qu'elle portait attacU J |]ar uup couiToie sur son dos, souriait ilaua son ignorance de la douleur, t\%
jouait avec les boucles de la chevelure flottante de sa mère. Ce spectacle m'a vivement âmu, et j'ai pressé le |ias pour ne pas céder à la tentation de me révolter contre ces atruciUs.
■ L'entrée du prétoire est décorée d'un portail extérieur où sont peintes en couleurs éclatantes des scènes mythologiques.
• Mus voici que les portes à deux battants s'ouvrent avec fracas devant la foule qui se presse dans la première cour. Au fond de la grande salle, sur une estrade élevée, j'aperçois Tcbong-heou dans son costume d'aipparat, entouré de ses conseillers etdcs officiers de justice subalternes. Devant lui, sur une table recouverte d'un tapis rouge, sont les cahiers des procédures criminelles, les pinceaux et la palette pour l'encre de Chine, un casier recouvert d'étoffe où sont les codes et les livres de jurisprudence qu'il doit
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tribunal est orn6 de drnperieB rougea, sur les^guelles sont ïni^riles des si-titences, et de lan'.crnes repri^senlant des monstres; enfin, tout a élà Tail pour frapper par le spectacle imposant de l'appareil judiciaire la foule avide et curieuse qui se r^panJ aous les portiques des galeries latérales.
■ J'assistai, d'un cabinet réservé situe derrière l'estrade de justice, <i la coodamnation d'une dizaine de voleurs- Je ne m'âlcndrai pas sur les scène»
de torture qu'amenèrent leurs négations répétées. L'accusé persistait à nier, le juge jetait devant le bourreau un de ses bâtons peints ou jetons placés sur sa table dans un élui et qui contenait la désignation du nombre de coups de rotin ou le genre de torture qui devait être infligé. L'exécution se faisait immédiatement, sous les yeux du juge et des greffiers, qui enregistraient soigneusement les demi-aveux que laisstût échapper la victime au milieu de ses cris de douleur, i
(ig. 165j une vue de la grande mu —
ïéalilê. Nous rei^résentons îi railU irise près de l'ékin.
s marquis de Moges, '|iii fut attache â l'ambassade d^ M. Gros en Chine, a résumé avec esprit, dans le récit de son voyage, les deux contrastes qui existent entre la civilisation chinoise et celle de rOccident. En Chine, nous dit-il, l'aiguille Eiimantée mai"r|ue le sud; — ' il y a cinq points cardinaus ; — la {îauclie est la place d'honneur; — la politesse eïige que l'on reste la tète couverte devant, un supérieur ou devant une personne ((ue l'on veut honorer; — on lit un livre en commençant par la droite; — on mange des fruits au début du dîner et la soupe à la lin ; — diins les écoles les enfants apprennent tout haut leur leçon et doivent la réciter tous à la fois; — on y punit le silence comme une preuve de paresse; — enlin la noblesse conférée à uti homme |)Our un service èclatiint rerni" à lËtat ne s'étend point à iscendants. ninis remonte ù : iincètres pour les anoblir.
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Le .lajion , composé d'une ile considérable. l'Ile de Nipoif d'uiiii pelile bande du continent de Test de l'Asie, est habita par un peuple industrieux et intelligent. Si le Japonais ressemble aux Cihinois par beaucoup de côtés, il s'en éloigne par d'autres, et est bien supérieur, au point de vue moral, aux habitants du Céleste Empire.
Les caractères de l'écriture sont les mêmes au Japon et en Chine, et la littérature japonaise n'est pas nationale, mais toute chinoise. Au Japon régnent, comme en Chine, les deux cultes de Bouddha et de Gonfucius. Les pagodes dans lesquelles ces cultes se pratiquent sont les mêmes, et elles sont desservies par les mêmes bonzes, à la tète rasée et à la longue robe grise. Les l>àtiments et jonques soat les mêmes dans les deux pays. La nourriture est la même, c'est-à-dire composée de végétaux, parmi lesquels domine le riz , et de poissons , avec accompagnement de force thé et eau-de-vie. Les coolies, ou serviteurs indiens, portent leurs fardeaux, au Japon comme en Chine, à Nangasaki comme àPékin.en faisant retentir les rues des mêmes cris aigus et cadencés. Les Japonaises se coiffent comme les anciennes Chinoises avant l'adoption de la queue, et les habitants des villes, à Yedo comme
son sabre, c'est le diîslionorer. et il ne le reprendra que teint du sang du vainqueur. Le duel, inconnu en Cliine, est terrible dans son exécution chez les Japonais. Lliabilant du Xipon s'ouvre le ventre d'un coup de sabre, et délie son adversaire d'en faire autant, en lui donnant le signal tie cet acte mortel. La race chinoise vil dans une dégoûtante et perpétuelle saleté ; au contraire, tous les Japonais, sans distinction de classe ni de lortune, prennent tous les deux jours un bain chaud. Le Japonais, d'un caractère enjoué et ouvert, d'une intelligence remarquable, est avide de connaître ce f|ui se passe au dehors, est désireuï d'apprendre; le Chinois, au contraire, se renferme avec rigueur derrière sa classique muraille, et repousse tout ce qui est étranger. Tout cela dénote chez les Japonais une race bien supérieure à la race chinoise.
Sous le rapport du type physique, les Japonais diiïèrent des Chinois par quelques particularités, qui se font remarquer surtout cliez les habitants des rivages maritimes, chez les pêcheurs et les marins des côtes. Ces derniers sont des hommes petits, vigoureux, agiles, aux mâchoires saillantes, aux grosses lèvres, avec un nez petit, déprimé à sa racine, mais à prolil arqué. Leur chevelure a quelques dispositions à devenir crépue.
Les Japonais, en général, sont de moyenne stature. Ils ont la tète grosse, un peu enfoncée dans les épaules . la poitrine lar^ie, le buste long, les hanches charnues, les jambes grêles et courtes, los jiieds petits et les mains liiies. ('.liez les personnes i^ui ont le front très-fuyant et les pommettes des joues particulièrement larges et proéminentes, la tète, vue de face, présente plutôt la forme géométrique du trapèze que celle de l'ovale. Les yeux sont plus saillants que chez les Européens, et même quelque peu bi|4és. L'effet général n'est pas celui du type chinois ou mongol. La tète du Japonais est plus grosse ; la ligure plus aUongée et, à tout prendre, plus régulière. Le nez est plus saillant, mieux dessiné.
Toute la population a la chevelure lisse, épaisse et d'un noir d'ébène La barbe est assez forte. La couleur de la peau varie selon les classes de la société, depuis le blanc mat ou bruni par le soleil des habitants de l'Europe méridionale, jusqu'au teint cendré et basané de l'habitant de Java. La nuance dominante est le brun olivâtre ; jamais elle ne rappelle la teinte jaune des Chinois. Les femmes ont le teint plus clair que les hommes. Dans la haute société et jusque dans la classe bourgeoise, il est des femmes qui ont le teint tout à fait blanc.
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HACE .ÎAUNE.
jtrtrikesurla taille au moyen d'une ceiuture, qui chez les hommes itttiine étroite écharpe de soie, et cliez les remmes une large pièce d'MofTe bizarrement nouée derrière le dos.
I«9 J^Dsis nti portent pu de linge, nuiiili M baisnsDt, eoinine nous l'arona dit, tmii tel deux Jonrt. I« bmmes ont une chemise de crèpe de soie nnige. . . .^^^
Bn été, les paynuu,. les pèdienn, les «^Mas, les cooUes indiens vaquent à leurs travaux dans un état de nudité presrjiie complète, et les femmes ne gardent qu'une jupe autour de la
ceinture. En temps de pluie ils se couvrent de manteanx de paille ou de papier huilé et de chapeaux d'écorce de bambou en forme de bouclier (11g. Ï69). En hiver les hommes du peuple portent sous le kirimon , ou la robe de chambre, un Justaucorps et un pantalon Collant en cotonnade bleue, et les femmes un ou plusieurs manteanx ouatés. Les gens de la classe bourgeoise ne sortent jamais s^s Justaucorps ni pantalon.
La figure 170 représente le citadin japonais en costume d'hiver.
Ordinairement le costume ne.àiffère que par la nature des
HAMEAU SINIQUE.
étoffes. Les nobles seuls ont le droit de se vêtir s'habillent richement (jiie pour aller à la cour, ou faire de ces visites de cérémonies. Tout le monde porte des chaussettes en toile et des sandales en paille tressée, ou des socques en bois
nattes, qui dispensent de tout autre mobilier. La natte est à elle seule le mobilier presque tout entier.
Le Japonais, est mari d'une seule femme.
Ce peuple a du goût pour !■" ■^■••■^v-' "' ic-^ ^tIs; il aia
ta eue
musique et les spectacles. L'industrie est trùs-avancêe chez lui. (t Tobrique de belles étoiles, travaille le fer et le cuivre avec habileté, il forge d'admirables sabres; ses ouvrages en bois, ses vernis, ses porcelaines ont une grande célcbrilé.
RAMEAU SINIQUE. 339
^o«s le rapport politii|uc, le pouvoir se partage cnlrt' un chef ^'' '"ô diUire ut despoti(|ue, le Tuilioun, cl un clief spirituel, le
Deux rtliçions li lioiiililiiisiin et 11 luHi, ili s A mus, '^t ]i u la.^eiil le Japon , Id doLtrint dt ( unliicitis > i <st i ^ ili ment i < p indue.
Pour faire Loniiaitrt. a.\u plus dt. di-liilb l inttrcssanlt piiptiljition du Jjpon nous Liiiprunteionb ([ut.1 pas pa^is au itiil d'un
3W ItAGE .lALNE.
séjour au Japon fait par M. llumbert, ministre pléni pote n liai rt^ de la Suisse, qui a été publié en 1870 sous ce titre : le Jupon' .
M. Humbert assiste aux cérémonies auxquelles donne lieu une visite otûcielle Taite au Mikado pur le Taikoun , et il en donne le récit suivant :
• r'cn<Janl iDon séjour au Japoi>, il arrJvn que li; t;iIl>otin fil une visite kUcourtoisie au mikailo.
• C'était un événement extraordinaire. Il causa uae.grande eenBalton, inspira le pinceau des artistes indigèues, al fournil aux riBÎJents «étrangers l'occasion de voir un peu plus clair que de coutume dans le» rapimrts ri-riproques (les deux Majestés de l'empim. Leur position re.=peclive préiçenle réellement un singulier intérêt-
• D'abord, le mikado a sur son rival temporel l'avantage de la naissanc et le prestige de son caractère sacré. PetiL-fîls du Soleil, il fonllnue lu tradition des dieux, des demi-dieux, des héros, des souverains héréditain-s qui ont régné sur le Japon, par voie de succession non interrompue, d<.>|>uis la création de l'empire des huit grandes Iles. Chef suprême de la religion, quelles que soient les formes qu'elle revête parmi le peuple, il oflicie comme souverain pontife de l'ancien culte national des Kamis. Au solstice d'été, il sacrifie (l la lerre; au solstice d'hiver, il sacriQe au ciel. Un dieu mi expressément préposé !t la garde de m précieuse destinée: du sein du tcmpl» qu'il habite nu sommet du mont Kamo, dans le voisinage de la résidence, il vdllr nuit et jour sur le datri. Enfm, à la mort des mikados, leurs noms dcviuil être inscrits dans les ti-mples de leurs ancêtres, sont gravés b la fois k Kioto, dans le temple d'IIatchiman, et àlsjé, dans le temple mfme du ï^iili>il.
1 Empereur théocrali(|ue et souverain héréditaire, c'est ineonte^l.iiih-ineiit du ciel que le mikado lient le pouvoir qui lui eîtilinnlii -nr -mi |i. ii|il,>. Seulemtnl, jJ liiut convenir que, de nos jours, il ne sait plua u quoj l\,uiployer. De temps à autre cependant il lui semble bon de décerner des litre?, pompeux, purement honorifiques, à quelques vieux seigneurs féodaux ayant bien mérité de l'autel. Parfois aussi il s'accorde la satisfaction de prolester hautement contre les actes du pouvoir temporel, qui lui semblent heurter ses prérogatives ; c'est ce qu'il u Tait tout spécialement à propos des traités conclus entre le taïkoun et diverses nations de l'Occident ; il est vrai que, par la suile, il les a sanctionnés, mais c'est parce qu'on lui a forcé la main.
• De son cAté, le laîkoun est, au su de lout le monde, l'heureux héritier de vulgaires usurpateurs. Les fondateurs de sa dynastie, anciens serviteurs du mikado, ont, en effet, dépouillé leur seigneur et maître de son armée, de sa marine, de ses terres et de ses trésors, comme s'ils eussent eu vocation de la débarrasser de tout sujet de préoccupation terrestre,
n Peut-être aussi le mikado s'est^il prêté trop co m plaisamment à toutes leurs manières d'agir. Parce qu'on lui offrait un chariot à deux roues, attelé d'un hœuf, pour sa promenade journalière dans les parcs du castel, ce privilège considérable sans doute dans un pays où personne ne va en voi-