‹ Les races humaines (volume 2)Chapitre 6 sur 29 · FAMILLE SLAVE · texte numérisé non relu

FAMILLE SLAVE

La famille slave comprend les Russes, les Finnois^ les Bulgares^ les Serbes et les Bosniaques^ c'est-à-dire les habitants de la Slavonie; les Maggyares ou Hongrois, les Croates, les Tchèques^ les Polonais et les Lithuaniens, c'est-à-dire les peuples qui habitent les contrées comprise? à peu près entre la mer Baltique et la mer Noire.

Avant de décrire chacun de ces peuples , nous caractériserons d'une manière générale l'ensemble de la famille qui les réunit.

La famille slave renferme les peuples de TEurope qui ont le mieux conservé le type de la race aryenne primitive. Grands, vigoureux et bien faits, et rappelant en cela le type caucasiriue, ils ont pourtant l'empreinte du type mongollque. Les pommettes sont proéminentes, le nez déprimé à sa racine et se relevant vers l'extrémité, presque toujours épaisse. L'ovale du crâne est trèsprononcé. Le volume de la poitrine est considérable , ainsi que les épaules et les bras, mais les membres inférieurs sont peu Tolumineux.

M. William Edwards a décrit ainsi le type organique des Slaves:

« Le contour de la tête, vue de face, représente assez bien la figure d*un carré, parce que la hauteur dépasse peu la largeur, que le sommet est sensiblement aplati , et que la direction de la mâchoire est horizontale ; le nez est moins long que la distance de sa base au menton; il est presque droit, à partir de sa dépression à la racine, c^est-à-dire sans courbure décidée; mais si elle était appréciable, elle serait légèrement concave, de manière que le bout tendrait à se relever; la partie inférieure est un peu large, et Texlréniité arrondie. Les yeux, légèrement enfoncés, sont exactement sur la même ligne, et, lorsqu'ils offrent un caractère particulier, ils sont plus petits que la proportion de la tôt(3 ne semblerait Tindiquer. Les sourcils, peu fournis^ sont très-rapprochés, surtout à Tangle interne; ils se dirigent de là obliquement en dehors. La bouche, qui n'est pas saillante, et dont les lèvres ne sont pas épaisses, est beaucoup plus près du nez que du menton. Un caractère singulier, qui s'ajoute aux précédents, et qui est très-général, se fait remarquer dans leur peu de barbe, excepté à la lèvre supérieure. •

On a dit que les Slaves actuels sont les anciens Scythes, joints aux Sarmates, mais leur origine n'est pas aussi simple. Ces peuples portaient dans l'origine le nom de Venèdes ou de Serbes. Ds occupaient, au commencement de Tère chrétienne, les bords du Danube et la Hongrie actuelle, et s'étendaient de là jusqu*au Dnieper et à la Baltique. Leur nom de Serbes leur vient d'une population mentionnée par Ptolémée sous le nom de 2sp6ot, qui habitait aux environs de la mer Baltique {Palus-Meotisj et appartenait à la nation sarmate. En effet, les Sarmates s'avancèrent graduellement des bords du Don inférieur, qui était leur patrie, jus(iu 'au centre de la Pologne, où ils se mêlèrent aux Vendes. Les Sarmates étaient alliés aux Scythes d'Europe, qui étaient une nation indo-européenne, et que Diodore de Sicile et Pline regardent comme originaires de la Médie.

On voit que la filiation des Slaves, assez compliquée, se rattache à des dô[)Iacements graduels de peuples venus de TAsie. Cest ce qui explitjue ({u'ils j)0ssè(lent le type caucasique dans un étal de pureté assez reniarqual)le, mais altéré par le mélange du sang mongol.

Un certain esi)rit de particularisme, une tendance à mal supporter le joug de l'autorité, ont fait le malheur de ces peuples. Ils se sont de ])onne heure divisés en nationalités rivales, peu capables de se gouverner seules. L'anarchie a été leur règle politique, et c'est ainsi que sont arrivés les malheurs de la Pologne et de la Hongrie, nations à peu près effacées aujourd'hui de la carte de TEurope.

Les Slaves occupent une grande partie de l'Europe orientale;

ils s'étaient avancés antérieurement jusqu'au centre de rAIlcmagne. Les descendants des Slaves de la Germanie sont représentés par les Vendes de la Lusace, les Tclièques ou habitants de la Bohème, et par les habitants de la Carinthie et de la Carniole. Le type le plus pur de la race slave se conserve chez les Serbes (Esclavons), population de la Servie, de THerzégovine et de l'Esclavonie hongroise. Les Bosniaques et les Monténégrins sont également Slaves. Ils envoyèrent autrefois en (^roatie des colonies connues sous le nom à'Uscoqucs émigrés).

Les Croates sont des Slaves qui descendirent, vers le neuvième siècle, de la région des Carpathes en Illyrie, et qui absorbèrent la population antérieure d'origine pannonienne et dalmate.

Une brandie tout à fait distmcte de cette grande race, et qu'on pourrait considérer comme faisant souche à part, est représentée par les Lithuaniens, population dont la douceur et l'indolence semblent impliquer un croisement primitif avec le sang finnois, peut-être aussi avec le sang goth.

La Russie est occupée aujourd'hui par une race slave mélangée aux Scandinaves et aux habitants primitifs de ce pays. Les Slaves qui occupaient la Pologne se répandirent des bords du Dnieper au pied des monts Durais, tandis que l'émigration des Varègues, population Scandinave, api)ortait dans ce pays Tinfluence du Nord. Ces Varègues s'assimilèrent les Slevènes établis dans ce pays, et les Tchoudes qui les avaient appelés. C'est sous cette double action que prit naissance la nation russe, qui n'est mentionnée pour la première fois par les écrivains grecs, qu'en 839, et dont les éléments furent ensuite modifiés en divers points par l'infusion du sang turc et mongol. La Russie emprunta son nom à la contrée située aux environs d'Upsal, dont les émigrés Scandinaves étaient originaires [Rios-Lagenj le Ruotsimaa des Finnois).

La population de la Grande Russie parait être constituée surtout par une race finno-slave. Chez les habitants de la Petite Russie (Cosaques de l'Ukraine), l'élément polanien prédomine. C'est chez ces Russes qu'il faut aller cliercher la souche de ceux qui s'établirent plus au nord dans la Grande Russie, dont la population les absorba par la suite. Les Riélo-Russiens ou habitants de la Russie blanche, qui occupent la plus grande partie des gouvernements de Mohilew, de Minsk, de Witepsk, de Grodno et de Wilna, constituent une race intermédiaire entre les Russes et les Polonais.

Ceux-ci n'apparaissent clans Thistoire qu'avec la dynastie des Piasts, vers 860. Les Slovaques, qui s'étendent au nordouest de la Hongrie jus(iu'à la Galicie autrichienne, appartiennent, ainsi que les Tchèques, à ce même rameau polonais. Les Ruthènes, fixés au nord de la Transvlvanie, sont issus du mélange des premiers Slaves établis en ce pays et de Polaniens émigrés au douzième siècle de la Galicie ou Russie rouge.

Tel est le vaste ensemble de populations que l'on réuni! sous le nom de iamiUe slave.

Il est difficile d'analyser les mœurs d'une race partagée depuis des siècles entre l'oppression et la servitude. Nous l'essayerons pourtant, en commençant par les Slaves du nord.

Le Slave du nord est, en général, doux et patient. Son langagt* euphonique caresse l'oreille et l'àmc par des expressions pleines de tendresse. Il traite avec la plus grande bonté sa femme et ses enfants. Il aime, comme l'Arabe, les courses et la vie aventureuse, sous le ciel libre et sous l'œil de Dieu. Comme TArabe, il \ye\i\ supporter les i)lus longues fatigues. U parcourt à cheval les plaines couvertes de neige, comme l'Arabe parcourt les sables brûlants du désert. La musique émeut profondément le Slave. Elle traduit sa tendresse et sa mélancolie; elle répond aux impressions vap:ucs et nuageuses, aux besoins inassouvis de son àme comprimée. Les paysans slaves cultivent leur voix. Des hommes grossiers à beaucoup d'égards composent dos mélodies pleines de sentiment. Les auditeurs se pressent autour des chanteurs, comme les bergers dr Tancienne Arcadie, et l'on voit des l.ir.me^ d'attf^ndrissement et de bonheur rouler sur les barbes incultt* des pauvres danubiiuis.

Les Slaves sont moins sensibles aux harmonies de la ligne r|U â celles du son. C'est pour cela (juc l'architecture russe ne sait (juimiler les monuments de France et d Italie. Au contraire. 1«' sentiment de la couleur est lrrs-dé\elopi)é chez eux : c'est ce «pie prouvent les teintes des étoiles, des meubles, et la décoration des appartements. Le sens de Tornenient se retrouve au sein des dernières bourgades de la Hussie, et le paysan qui construit sa maison avec des troncs d'arbres grossièrement équarris, trouve moyen de jjeindre et d'encadrer de Unes découpures sa porte, sa fenêtre et son toit.

Un s'exi)li(pie ainsi comment le serf arraché à sa charrue peuî.

après un apprentissage fort court, reproduire les œuvres délicates et artistiques de la bijouterie de l^aris.

On voit que les aptitudes artistiques du Slave sont très-développées, et qu'il ne manque à cette race, pour briller dans les arts, que des conditions de liberté politique et dindépendance individuelle.

Au point de vue moral, le Slave du nord obéit surtout au sentiment et au cœur, plutôt ([u a la raison. Aussi ne faut-il demander au Kusse ni rinitiative individelle, ni des innovations philosophiques ou sociales. Il n'a pas le ^énie liliéral, mais il possède à un haut degré la sympathie, l'action collective, et les instincts égalitaires qui en sont la conséquence.

Cette suprématie du sentiment se manifeste par la religion orthodoxe qui règne en Russie, qui impose souverainement ses décisions, et dont les préceptes s'adressent moins à la pensée (|u a la foi.

C'est par le sentiment de la sympathie que Ton peut expliquer la facilité avec laquelle un peuple immense, mal policé, mal administré et dépourvu de bons moyens de communication, agit collectivement, accepte la môme croyance et se plie docilement à la même loi. Toutes les âmes, en Russie, semblent obéir ù une volonté et à une inspiration uni([ues.

Les républiques slaves prospérèrent depuis le sixième juscjuau septième siècle. Ces peuples étaient alors heureux, riches cl tranquilles. Les arts et les sciences y florissaient à Tombre dos libertés municipales. Mais, bien or^raniséos pour la paix, elles n'avaient pas lelément de centralisation nécessaire pour faire face aux agressions étrangères. Elles Unirent par être la proie des Mongols et des Germains, qui apportèrent avec eux la féodalité et anéantirent toute prospérité en détruisant l'élément démocrati(iue et égalitaire. Les habitants de Nowgorod furent réduits en une véritable servitude, et la Pologne, vouét» à des institutions politicpies déplorables, fut en proie dès ce moment à une anarcliie (|ui devait la conduire au tombeau.

La Russie prit naissance par la soumission des populations slaves du nord à la centralisation despotique si fortement organisée par Pierre le Grand et ses successeurs.

Les Slaves du sud, c'est-à-dire les habitants de la Slavonie, de la Serbie, delà Bulgarie, de la Carniole, etc., diifèrent sensiblement des Slaves du nord. Tne contrée sèche et montueuse, mais chargée

RAMEAL' EUROPÉEN. 133

fie civilisation brillanle surgira certainement du sein de ces peuples dès i]uils seront alFrancliis du joug ottoman,

.Nous allons parcourir rapidement les principales popululions nous avons réunies dans iu lamillc slave.

e*. — Les Russes forment la branciie la plus importante do ' famille. On {leut les subdiviser en Russes proprement dits, en uniaqius et en Cosai/ua.

Russes proprement dits habitent presque exclusivement L partie centrale de lu Russie, et sont, en outre, disséminés ns tout le reste de l'empire russe, dont on connaît l'immense

étendue. Uans les parties asiatique et américaine de ce vaste empire, ils forment, non la majorité de h population, mais le peuple dominateur.

Les figures &3 el 54 donneront un aperçu de la physionomie russe dans la capitale de l'empire, à Saint-Pétersbourg; la ligure 53 représente le costume des bourgeois , et le traîneau qui rem-

H. jS. Uii l'kr.ou maison tant.

place la voiture dans les longs hivers de cette latitude- la iigure 04 montre l'intérieur d'un cabaret.

On appelle isha, en russe, les maisons des paysans, qui presque toujours sont en bois. Un village russe n'est composé d'ordinaire que d'une seule rue, bordée d'isbas plus ou moins ornés, suivant le goût ou la fortune du propriétaire. Les maisons sont presque

toutes pareilles. La figure 55 représente un isba, ut la ligure ^6 l'intérieur de cette même maison.

Dans ces maisons, tout est en bois, sauf la partie qui supporte et environne un poêle gigantesque qui reste allumé tout l'hiver. Tout l'ameublement de l'isba se compose de bancs, placés tout le

long des murs, et qui servent de lit à toute la famille. En liiver, )n couche par-dessus le poêle.

On suspend au plafond les provisions et les chandelles. A l'angle de chaque pièce est une statuette de la Vierge Uarie. Les instruments de la profession , les ustensiles du ménage et les

animaux domestî'tues se mêlent, à l'intérieur de l'isba, C pittoresque désordre.

Le paysan russe est intelligent, courageux, hospitalier, alTable et bienveillant; mais il miiiique de propreté, et s'adonne avw excès à l'eau-de-vie de grain. Il porte une chemise de cotonnade, le plus souvent rouge, tomliant par-dessus de larges pantalons qui entrent dans iln Tories lioUcs, Son vêlement se com-

{Kisc de la louluiipt; laite d'une peau de mouton garnie de &a la] et s'applique en dedans sur le corps. Son chapeau, bas de forme. a des bords larges et cambres. I,e chapeau des paysans des environs de Moscou est pointu et presijuc sans bords.

Les femmes niellent des bottes comme les hommes; elles portent la loulouque avec un cliùle et un lichii sur la tête et les épanles. Ce triste costume faU'place, dans les jours de fête seulemei

à des tabliers cl des fîclius ornés de vires couleurs et même brodés d'or et d'argent. Les coifFures sont élégantes et varient selon les provinces.

Les plaisirs c' les Joies du paysan russe sont toujours graves.

L» vive et brillante expansion, la gaieté des populations méridionales, sont inconnues aux iiabitauts de ces régions glacées.

M. d'Ilearyet,qui a voyagé dans les provinces russes de la Baltique, nous apprend qu'à Kiga les maisons sont confortables et bien aménagées ; que des poêles énormes entretiennent 20 à

S2 (]<>gi-(^3 dans de vastes appartements garantis au dehors f de doubles fenêtres et de doubles portes ; que pour la sortie, i prend une fourrure, dans lai^uelle on ne reconnaît plus aucune forme, si bien qu'il est difdcile d'y distinguer un homme du

femme; que, pour la nuit, le lit est petit, bas, avec un ou den matelas de cuir et des dra])s un peu plus grands que des s viettes. On vit dans une atmosphère de serre chaude dont 1 n'est pas assez renouvelé.

Les Cosaques forment en Russie plutôt une caste militaire qu un peuple distinct. Ils paraissent tirer leur origine des Rousniaques mélangés avec d'autres peuples, notamment avec les Circassiens. Ils ont souvent le visage plus allonge, le nez plus proéminent, la taille plus élevée que les Russes proprement dits. Leur principal établissement se trouve sur les rives de la partie inférieure du Don. Cependant leurs résidences fixes sont rares Répandus dans presque tout l'empire russe, les Cosaques font le service de cavalerie légère et de gardes de fronlières.

Les figures 53 et 59 représentent divers types, pris sur nature, de Cosaques qui vivent dans le Caucase, le long des frontières qui bornent au midi les possessions russes.

Finnois. — Les Finnois forment de petites populations éparses qui s'étendent de la mer Baltique jusqu'à Test de TObi. On considère les Finnois comme les restes de peuples plus nombreux qui auraient été con(|uis, resserrés, entraînés ou refoulés par des Slaves, des Turcs et des Mongols, ils mènent la vie de ciiasseurs et de cultivateurs plutôt que celle de guerriers et de nomades. Des cheveux d'un blond roussàtre, ou souvent roux, une barbe peu fournie, un teint chargé de taches de rousseur, des yeux bleuâtres ou grisâtres, des joues enfoncées, des i)ommettcs saillantes, un occiput large, une ligure anguleuse et moins belle que celle des Européens et des Araméens, ont été considérés comme les caractères originaires des Finnois; mais chez un grand nombre de ces peuples ces caractères sont plus ou moins modifiés. On distingue parmi eux les Ostiaks^ les Yognids^ les Finnois ilr Sibvric, les Finnois de la Russie orientale, les Finnois de la BoUique.

Les Finnois de Sibérie forment deux groupes : l'un au midi, l'autre au nord.

Le premier se compose de quelques peuplades connues sous les noms de Téléoutes, de Sagaïs, de Kachintz, dont le langage se rapproche en général des dialectes turcs ; elles se livrent à la chasse, à la pèche, à l'agriculture, et sont soumises à l'empire russe.

Le groupe septentrional se compose de deux peuples, les Osiiaks et les Vogouls, (|ui ont conservé les dialectes finnois.

Les Vogouls ne forment plus qu'une très-faible population, qui habite à lest de l'Oural et a été tellement mélangée avec les Turcs et les Mongols qu'elle a pris une partie de leurs caractères.

Les OstiaKs qui habitent sur les rives de l'Obi paraissent uvQÎr mieuK conservé les caractères du type linnois. Peuple cliasseur et pêcheur, aux cheveux roux, il est arriéré el en partie idolâtre.

Mme Eve Felinska, exilée en Siiiérie, a visité, autant que cela se pouvait, les huttes des Osttaks. Us vivent dans des lieux infects. Notre voyageuse ne put, malgré l'intérêt de la curiosité, rester plus

d'une minute dans ces habitations, qui exliuluîent des miasmi putrides.

Les Ostiaks ont pour premier vêtement une couche de graî: rance, qui recouvre leur peau, et par-dessus une peau de rënnj Ils mangent tout cru poisson ou giliier : c'est là leur nourritni ordinaire. Mais de temps à autre ils viennent à Berezer, avec grands seaux d'écorce d'arbre, pour recueillir le rebut des cuisine? dont ils font leurs délices. La ligure 60 représente une htillc d'OsUaks.

RAMEAU EUROPEEN. Ul

Les Finnois de la Russie orientale comprennent les Boskirs, les Teptiaires et les Metscheriaks de la partie méridionale de TOural : trois petits peuples qui parlent des dialectes turcs mêlés de mots finnois et ont à peu près le même mode d'existence. Les Baskirs sont les plus nombreux; ils s'occupent de Téducation des chevaux et de la production des abeilles. Comme les Cosaques, ils fournissent des corps de cavalerie à Tarmée russe.

Les Finnois du Volga comprennent les Tchouvaches^ les Tchervmisses et les Moadueins^ qui parlent aussi des dialectes mélangés de mots turcs; ils sont devenus depuis peu cultivateurs.

Quelques populations éparses dans les gouvernements de Perm, de Vologda, d'Orenbourg et de Viatka sont les restes d*un peuple assez considérable, jadis indépendant, civilisé, commerçant, soumis par les Russes et en grande partie fondu avec eux : ce sont les Ptrmiem.

Les Finnois de la Baltique ou Finnois proprement dits ont été longtemps soumis à des peuples teutons , et ont généralement consen'é les caractères de la famille que nous avons signalés plus haut. On distingue parmi eux les Lkrs^ les Esthes, les hchores, les KyrialeSf les Yml-s ou Finlandais^ et les (Juaincs, qui sont respectivement les restes des anciens habitants de la Livonie, de l'Esthonie, de Tlngrie, de la Finlande et de la Carélie, où ils se trouvent maintenant mêlés avec des Slaves et des Teutons. Les Ouaines se sont avancés dans le dernier siècle jusqu'à l'extrémité de la Laponie norvégienne, dont ils forment actuellement la population principale.

Bulgares^ Serbes et Bosniaques, ou habitants de la Flavinie. — Pour faire connaître ces peuples, nous n'avons qu'à renvoyer aux généralités que Ton a lues plus haut concernant les Slaves du sud. Nous emprunterons seulement quehjues descriptions et quelques figures à un Voyage chez l(s Slaces du sud ^ publié en 1870 par M. George Pcrrot , littérateur français , connu par les belles relations de ses voyages en Asie Mineure.

M. George Perrot a parcouru la Slavonie, la Croatie, la Bosnie, et la bande de territoire récemment délimitée pour servir de frontière aux possessions musulmanes et qui porte le nom de Confins militaires.

M. George Perrot nous donne d'abord quelques types des habitants de la Slavonie, types que nous reproduisons ici. La ligure 61 représente un paysan des environs d'Essek, ville de la Slavonie.

M. Georgp l'errot ([lies lii'iios (l'!',ssi'l>, Irees :

s'nrrétant au bourg de Vouka, siLuo à <]tll

ii.'i:nf un cc^ fennec k-s |ia\s:ni>, de

lyMD de It SltTenla.

■ La plupart des hommes qui nous enlouroni ont les cheveui blondi jri cliïliiin plus ou moins foncé : tout brunis qu'ils aoiunt par le a

144 RACE BLANCHF.

demi-caban, qui ne tombe pas plus bas que la ceinture ci dont en général on ne se donne pas la peine de passer les manches. L^hiver, on ajoute à ce costume de chaudes douillettes en peau de mouton ou de grands manteaux •jui rappellent un peu les limousines de nos charretiers.

< Quant aux femmes, elles me font songer aux Albiinaises de rAlliquo. Par cette belle après-midi de septembre, elles ont pour tout vêtement une longue chemise brodiWi de points h jour et de dessins do couleur : cette chemise, qui laisse le cou très-dégagé, tomberait jusqu'aux pieds; mais, pour courir plus commodément dans les champs et dans la mai^^on, elles la relèvent en la remontant sous une ceinture de couleur qui fait deux ou trois fois le lourde la taille; ainsi retenue, la chemise forme des plis élégants et symélricjues : par devant, elle descend jusqu'au-dessus de la cheville, et par «lerrière s\'irrtMe au milieu du mollet. Sur la tête est jeté en diverses manières un liehu. tout blanc les jours ordinaires, brodé irargenl et d'or les jours de fêle: les bouts en retombent sur le dos ou sur la poitrine; chacune l'arrange â sa guise. Ouand on veut se parer, un tablier de drap, dont la couleur et le dessin rappellent les tapis que j'ai retrouvés en Serbie et en Bosnie, descend jusqu'aux genoux; par-dessus la chemise, on met une espèce de gilet ou de veste sans manches ornée de broderies d'or et d'argent. L'hiver, pour se garantir du froid, on couvre le tout d'une veste tMi jieau de mouton, d'une sorte de houppelande fourrée. Tous les vêlements qm^ portent les femmes sont Tauivre de leur propre industrie. du travail do h-urs «loluts agiles pendant les longues veillées d'hiver. ^

M. George Perrota fait un séjour un peu long dans les provinces que Ton désigne aujourd'hui sous le nom de Confins ou de frontières viilitaires, et il décrit l'existence misérable et triste dévolue aux paysans slaves, obligés de vivre côte à côte avec la liordiî farouche des soldats ou plulùL des pandours musulmans.

La ligure 62 montre les paysans desiiOnlins militaires au retour du pàturuge.

La ligure 63 est donnée par l'auteur comme le type des femmes slaves (jui habitent les frontières militaires.

Lcoutons le voyageur nous décrire ses impressions :

' C»* qui m'a frai^pé, dans tous Ifs villag«^s des Confins que j'ai traversés, ce sont les corps de garde devant lesquels tlànenl ou dorment, à côté di* U'urs fursils piMidus au ninr, cinq ou six Granzer. Kn été, ils n'ont pas irautre vêlement que leur pantalon et leur chemise de grosse toile blanche, et parfuis une sorti? de jaquette brune à brandebourgs rouges, qu'ils portent au<-i pour les travaux des champs, l'ji hiver, on les voit enveloppé^ dans leurs firands manl<'auv de drap rouge à capuchon, que relève par drri'ière la crosse du fusil jelé sur l'épaule : c'e>t ainsi équipés el armé> ifiTils vont garder leurs troupeaux sur la lande. L'Ktat leur fournil, pour les exercic<'s et pour la gu«*rre, des fusils de umnition semblables à cl-ux «Iniit sont pourvues lo^ tnmpi's de l'iLMie; mais hors du ^service, beaucou\k

d^os incrusté de corail ou de verroteries. En cet équipage, ils ont plus Tair de bachibuzouks bosniaques que do sujets civilisés de Sa Majesté François Joseph, empereur constitutionnel d'Autriche et roi de Hongrie. Quant à Tuniforme, un pantalon bleu serré au mollet et une veste de laine noire ou blanche, il ne sert que les jours de revue et à la guerre.

« Sur quoi veillent les sentinelles qui peuplent ces corps de garde? C'est ce que je ne suis i)ar arrivé à comprendre. Aucun ennemi, de Belgrade à Sissck, no menaçait le pays, et ces villages ne sont pas exposés à plus (le désordres que ceux des provinces voisines, où Ton se passe de tout ce déploiement de force année. C'est donc encore là une de ces exigences inutiles, fîlchcusos conséquences du réprime militaire; ce sont des bras enlevés ciiaquc jour sans nécessité au travail des chamjïS, des habitudes de paresse et d'ivro^rneric contractées dans Toisivcté forcée du corps de garde ^

tt Pour tous ceux qui ont vécu quelque temps au milieu des grSnzers, ce qui les caraclérisc surtout, c'est leur indolente a[>alhic, c'est une certaine paresse insouciant»? ot bornée. Pour qui s'épuiscraient-ils à travailler? Avec le régime de la coniinunaiité, leurs femmes et leurs enfants sont à peu prés à l'abri du besoin. Quant à eux, demain peut-être on les arrachera à leurs vergers et à leurs champs pour les envoyer mourir en Italie ou sur qucUiue autre frontière; ne serait-ce pas folie de s'imposer des privations et de la fatigue en vue d'un avenir sur lequel on n'a pas le droit de compter? D'ailleurs leur bien, qu'ils ne peuvent ni mettre en valeur comme ils l'entendent, ni vemlre et léguer à qui leur convient, leur appartient-il assez pour qu'il y ait [ilaisir et profit à l'améliorer? Aussi ont-ils ces maximes, qui les peignent au naturel : i< Va Lird au champ, et reviens de bonne heure, « jiour éviter la rosée; — si Dieu ne m'aide pas, à quoi sert le travail? ■ IIabitué>; à ne c«)nij)ter. cunime ils disent, que " sur Dieu et l'empereur, * ils se refusent à cuniprendn; les avanta;L;-<'s qu'ils tireraient de telle ou telle inviMitinu iiio«lcni(\ «le meilleurs outils et de niéllii»"les de culture plus savauti's. '. Ainsi je Tai linu\é. ainsi je le laisserai, >» répètent-ils souvent en parlant du (Inniiiinc palrinionial.

0 La >eule cliusc qui aurait pu, mal^Té tont«»slov; entraves qui enchaînent et en^'^ourdisscnt h-urs membres, éveiller les esprits et leur donner quelque désir du pro;jrès. r'est rinslruetinn. Or l'i^^ioranee rsl profonde dans les Conllns; les éeole> réuimentaires v sont fort insul'lisantes et comme nombre et comme tenue; dans certains di>ti'irls, surtout dans la Croatie méridionale, les villa;:es sont assez éloignés les uns des autres pour que les enfants ([ui irlialiiteiil point le bourir où est Técole ne puissent aisément s'y rendre en toute >ais<ui. Comment d'ailleurs Tautorité ferait-elle beau- Coup pour l'enseiiinement ? Mlle sent bien que. plus instruits, les hommes des (ionlins se résigneraient moins aisément â leur dure condition. Si elle était logique, rin>tituteur serait banni de tout ce territoire.

« Sur les bords du Daimbe et de la Save, là où le tionfin borde le fleuve, que remontent et descendent paciu(;b<^ls, voyageurs et marchandises, les gens dos frontières ont malgré tout des rapports (piotidiens avec les habi-

1. Nous représentons {fi^'. li'i^ un d«»s postes inililairos des Connns, ainsi que des soldais gardiens de ces postes, c'ost-à-diie des griinzirs.

[ lants des provinces voisines, et itième avec des iSlrangers. Ce contact leur I ouvre peu à peu Tesprît, et leur su^gËre quelques idées nouvelles ; mais I c'est surtout dana la Croatie méridionalo, dans les districts dits Banal et I Karlsladt, que sont sensibles et marqués les traiU qui caractérisent la phy- I sionomie du Grlin^er. LA communce, au sud-est de Karlstadt, ce que Ton I appelle la frontière iéehe; ce n'est plus un cours d'eau comme le Danube ou \ la Save, c'e^t une li<me toute i^oiiventionnelle qui fait la limil'' de l'Aii-

I triche et do la Turquie. Les surprisrs et les coups de main n'ont cessé que ^trts-tard fur cette ^ranli^^c, plus difficile h dilînir et à garder; on s'y >di*pulail encore, au conimenccment de ce i^ii'^cle, certains Torls, cMlnincs [>laM8, comme Z-Hlin, que les Turcs as^aiUîren) en 1809 et 1813, Aussi 'e ■ terrltoirs de^ Contins est-il \h, non plu; seulement de 15 k 30 kilonèties, Vnuis de 5 h 6 myHamètres de largeur; la population soumise au régime nii- JliUirc y Tonne uno masaci plus lionioî-'&no ri plus cotnpacle. Lcî actes de Kbrigandiige i main armie et les assassinais, qui étaient trës-ccmiDuns dans

toute celle contrée, commencent h y devenir plus rares ; mais le vol est encore le Uélil qu'on a le plus souvent ù punir. Les ancêtres des Grlinzm vivaient surtout (lu butin, cl <\\: |i;imlles liabituiles ne s'elftcent pas en un jour, k

M. K'rrol a fuit une promenade en Itosnie, en descendant lu cours du la rivièri' la Siive, Il s'urrùtadans une bourga-le de cette province, dont il nous parle en ces termes :

p .\\n-i'< iiui' -t;itirm Hii-/ li' ciuV; liosniaipie, iinus IMnous dans le bourt': Mdii- .V l'iii-'iu- tliviT^'ir-' pi'til ••: C'iM|ilelti:s, iJiuir n-ma ilonner le plaisir d'un {jeu ili- <'i)rili'<-l>:iiLd<'. .IViiipli^ nx's imclii-s U'iin tabac de Bosnie (|ui e»t luin <l','iîlli'iir> ili' valnir rvlui île Maci'nlului'. .l'nelirtc un de ces tapis comme \<\f, iViniJifs i.'n lissent ait^M eu ^^lavo1lie et ilans les Contins militaires; ce n'c~l piiitit, comme les tapis de i'ersc uu d'Analolic, un tissu Repais et

moelleux, mais une sorte de drap assez mince, assez sec au toucher. On retrouve d'a'lleurs ici, dans les dessins et le mélange des couleurs, le même goût inné, les mémos hardiesses heureuses que dans tous les ouvrages des Orientaux; les femmes slaves, en Autriche comnio en Turquie, ne senùent point indignes de rivaliser avec les femmes tu rco ma nés qui, des environs de Smjrne et des hauts pâturages du Taurus jusqu'au fond des

Fig, te. Fayianna

déserts de la Perse, tissent, sous leurs lentes noires en poil de chÈvre ou (le chameau, ces merveilles que nous payons aujourd'hui un si haut prix. Ce qui fait rinfériorilô des produits de cette industrie domestique dans la Turquie d'Europe, c'e»t qu'ici les femines, plus voisines de grands marchés tout remplis de marchandises européennes, y trouvent des laines déjà teintes par des procédés industriels et s'en servent à l'occasion; or, les

couleurs ain>^i ubtcnucs, pour coiller meilleur marché et être plus variées, sont loin d'avoir la franchise et Téclat durable de ces couleurs, en petit nombre, toujours les mômes, et h peu près toutes empruntées aux règnes animal et vi^gétaK dont le secret se transmet, dans les bazars de TOrient et sous les lentes des nomades, depuis le temps où florîssaicnt Kinive, Babylonc, Suse, Tyr et Sidon.

« Nos achats terminés, nous retournons au bord de la Save, cl, pendant que le b:ic achève de passer un troupeau de bœufs qui vient d'ôlro acheté en Bosnie, je m'amuse à regarder le pittoresque mélange do costumes et de types (pu^ m'offre la berge, où se lient en plein air le gros du marché.

« Ici, c'c^t un forjreron tsigane qui a établi son atelier volant en plein air; il bat et raccommude les chaudrons qu'on lui apporte; il effile au marteau la pointe de h)n;i:iirs fiches do fer qui si-rvent h. assembler les poutres des niaison^^. L'appanil c<t des plus simples. Deux tiges verticales supportent une traverse horizontale sur laquelle bascule le levier qui sert h faire mouvoir le soufllet; en avant de roriliee par lequel l'air se dégage, une petite enclume basse (îst HcIkm^ en terre. Autour de l'ouvrier, qui travaille accroupi, quelques outils sont épars sur le sol. La longue chemise et les pantalons boulfants du Tsigane paraissent blancs, quoiqu'il les porte depuis (les semaines |)eut-ètre. à côté de sa peau : sa poitrine et ses bras ont la teinte du bronze.

« Un peu plus Iniu, les groupes les plus variés attirent et retiennent les yeux. Ici, ce sont des Bosniaipics musulmans, des pandours qui surveillent le marché; leurs attitudes et leurs costumes me transportent en plein Orient et me rapjJcUent de bien vieux souvenirs. L'un d'eux est coiffé d^un turban blanc qui laisse voir une mèche <!«' cln'veu.v tressés tombant sur le cou; il se lient debout, la main aj)pu\ée sur la crosse de son fusil qu'il p<irlc en bandoulliire. l Ji >ac en lapisserie, orné de longues floches de laine, parliculi«'r aux IVonlière^ des iWnx pavs, est jeté sur ses épaules. A c'ié de lui, un autre linsniaipic, appuyé couln; un»» nuiraille, est enveloppé d'un long mantrau de laiin* inuL'e; >«'s pi«'ii>. <(.inl «'haussés de sandales en cuir ln\ssé. Un rich'' pmpriélaiit' de< environs, noble homme dont on nous dit le nom. fait ennnenei- par se> >ervilrurs le bétail qu'il n'a pas vendu; des pays;ms remoulenl sur leurs clu-vaux. dont j'admire le gai et pittoresque harnachement. »

Les ligures 65 et 66 représentent, d'après M. Perrot, un paysan et une paysanne l)Osnia(|ues, et la figure 67 un marchand bosniaque.

Le peuple magyar est propre à la Hongrie. La population qui domine dans ce pays se compose d'un peuple venu de TAsie connu sous le nom de Magynrs, et (|ui n'était qu'une tribu des Huns. On considère la Hongrie conmie ayant été peuplée par les restes des sauvages compagnons d'Attila, le fîiau de Dieu^ le terrible roi des lluus

La langue et le costume des Magyars les distinguent des autres peuples. Le Magyar ofTre une taille moyenne et des cheveux

noirs. Son caractère est belliqueux. Sa civilisation est supérieure à celle des autres peuples de la famille slave.

Dans ses Causerits géographiques (de Paris à Bucliarest) , M- Duruy

nous a conimuni<|ué ses impressions sur son passc^e à l'estt 1861. La population lui parut superbe. Les femmes se faisaient remarquer par des allures vives et décidées. Leur costume ne difTère pas beaucoup de celui des hommes. Une ctieniise ïroat au cou. ft larges manches richement brodées et serrées un peqj dessus des poignets qu'elles recouvrent de flots de dentellesa corsage à spencer rouge ou noir, ou v -' ; ' - Ifs.

franges et boutons d'argent, dessinant uue Laillf cuuibrée e pie; une jupe claire, très-ample, souvent assez courte; épaule, un ilolmar de soie ou de velours jeté à la hussards ; coilfure, le chapeau national abords très-relevés, surmonté d aigrette de plumes dressées; un pied bien cambré chaussj brodequins, quebiuefois d'une petite botte en maroquin éperonnée, tels sont les costumes hongrois. On les voit repréw dans les ligures 58, 69 et 70.

Les marchés ont aussi leur physionomie : ils se tiennent sur Pies quais. Il y a là, dit M. Duruy, des attelages qui rappellent le p temps des hordes sauvages d'Attil». M. Duruy crut même aper-

f cevoir un des compagnons du piau de Dieu. C'était, dît-il. une I façon de paysan, au nez camard, à l'œil rond, aux pommettes 1 larges et saillantes, aux moustaches trulnuntes. 11 était brun et vêtu

d'un gilet en peau de mouton et d'un lai^e pantalon de grosse toile, maintenu à la taille par une êcharpe, retombant sur de grosses bottes ferrées et éperonnées. Un large chapeau à bords relevés couvrait sa tète , de laquelle pendaient deux longues nattes de clieveux.

I.a langue magyare, énerçîque, abondante en images, est rauque et chargée d'aspirations gutturales, qu'on dirait empruntées à l'arabe , pendant que certaines intonations douces et caressantes

rappellent l'idiome italien. Le sentiment national est vif dans les villes et les campagnes, I^Ik'Z les dernières, il a pour auxiliaires les airs chanLés ])nr lus Itohémiens ut les récits des cbel's de famille pendant les longues soirùes d'hiver.

Nous n'avons rien de parliculior à dire sur les derniers peuples qui composent la famille slave, c'est-à-dire les Croates, les Tchèques, les Lithuaniens et les Polonais. Les généralités du commencement de ce chapitre leur sont parfaitement applicables.

Page 1