‹ Les Races humainesChapitre 8 sur 62 · IT · texte numérisé non relu

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qui occupaient la Pologne se répandirent des bords du Dniéper au pied des monts Ourals, tandis que l’émigration des Varègues, population Scandinave, apportait dans ce pays l'influence du Nord. Ges Varègues s’assimilèrent les Slevènes établis dans ce pays, et les Tchoudes qui les avaient appelés. C’est sous cette double action que prit naissance la nation russe, qui n’est mentionnée pour la première fois par les écrivains grecs qu’en 839, et dont les éléments furent ensuite modifiés en divers points par l’infusion du sang turc et mongol. La Russie emprunta son nom à la contrée située aux environs d’Upsal, dont les émigrés Scandinaves étaient originaires ( lUos-Lagen , le Ruotsiinaa des Finnois).

La population de la Grande Russie parait être constituée surtout par une race finno-slave. Chez les habitants de la Petite Russie (Cosaques de l’Ukraine), l’élément polanien prédomine. C’est chez ces Russes qu'il faut aller chercher la souche de ceux qui s établirent plus au nord dans la Grande Russie, dont la population les absorba par la suite. Les lliélo-Russiens ou habitants de la Russie blanche, qui occupent la plus grande partie des gouvernements de Mohilew, de Minsk, de Yitepsk, de Grodno et de Vilna, constituent une race intermédiaire entre les Russes et les Polonais.

Ceux-ci n’apparaissent dans l’histoire qu’avec la dynastie des Piasts, vers 860. Les Slovaques, qui s’étendent au nord-ouest de la Hongrie jusqu’à la Galicie autrichienne, appartiennent, ainsi que les Tchèques, à ce même rameau polonais. Les Ruthènes, fixés au nord de la Transylvanie, sont issus du mélange des premiers Slaves établis en ce pays et de Polaniens émigrés au douzième siècle de la Galicie ou Russie rouge.

Tel est le vaste ensemble de populations que l’on réunit sous le nom de famille slave.

Il est difficile d'analyser les mœurs d’une race partagée depuis des siècles entre l’oppression et la servitude. Nous l’essayerons pourtant, en commençant par les Slaves du nord.

Le Slave du nord est, en général, doux et patient. Son langage euphonique caresse l’oreille et l’àme par des expressions pleines de tendresse. 11 traite avec la plus grande bonté sa femme et ses enfants. 11 aime, comme l’Arabe, les courses et la vie aventureuse, sous le ciel libre et sous l’œil de Dieu. Comme l’Arabe, il peut supporter les plus longues fatigues. Il parcourt à cheval les plai-

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nés couvertes de neige, comme l’Arabe parcourt les sables brûlants du désert. La musique émeut profondément le Slave. Elle traduit sa tendresse et sa mélancolie; elle répond aux impressions vagues et nuageuses, aux besoins inassouvis de son âme comprimée. Les paysans slaves cultivent leur voix. Des hommes grossiers à beaucoup d’égards composent des mélodies pleines de sentiment. Les auditeurs se pressent autour des chanteurs, comme les bergers de l’ancienne Arcadie, et l’on voit des larmes d’attendrissement et de bonheur rouler sur les barbes incultes des pauvres danubiens.

Les Slaves sont moins sensibles aux harmonies de la ligne qu’à celles du son. C’est pour cela que l’architecture russe ne sait qu’imiter les monuments de France et d’Italie. Au contraire, le sentiment de la couleur est très-développé chez eux : c’est ce que prouvent les teintes des étoffes, des meubles, et la décoration des appartements. Le sens de l’ornement se retrouve au sein des dernières bourgades de la Russie, et le paysan qui construit sa maison avec des troncs d’arbres grossièrement équarris, trouve moyen de peindre et d’encadrer de Unes découpures sa porte, sa fenêtre et son toit.

On s’explique ainsi comment le serf arraché à sa charrue peut, après un apprentissage fort court, reproduire les œuvres délicates et artistiques de la bijouterie de Paris.

On voit que les aptitudes artistiques du Slave sont très-développées, et qu’il ne manque à cette race, pour briller dans les arts, que des conditions de liberté politique et d’indépendance individuelle.

Au point de vue moral, le Slave du nord obéit surtout au sentiment et au cœur, plutôt qu’à la raison. Aussi ne faut-il demander au Russe ni l’initiative individuelle, ni des innovations philosophiques ou sociales. Il n’a pas le génie libéral, mais il possède à un haut degré la sympathie, Faction collective, et les instinctségalitaires qui en sont la conséquence.

Cette suprématie du sentiment se manifeste par la religion orthodoxe qui règne en Russie, qui impose souverainement ses décisions, et dont les préceptes s’adressent moins à la pensée qu’à la foi.

C’est par le sentiment de la sympathie que l’on peut expliquer la facilité avec laquelle un peuple immense, mal policé, mal administré et dépourvu de bons moyens de communication, agit col-

lectivement, accepte la même croyance et se plie docilement à la même loi. Toutes les âmes, en Russie, semblent obéir à une volonté et à une inspiration uniques.

Les républiques slaves prospérèrent depuis le sixième jusqu’au septième siècle. Ces peuples étaient alors heureux, riches et tran-

Fig. 41. Costumes de Saint-Pétersbourg et tratneau russe

quilles. Les arts et les sciences y florissaient à l’ombre des libertés municipales. Mais, bien organisées pour la paix, elles n’avaient pas l’élément de centralisation nécessaire pour faire face aux agressions étrangères. Elles finirent par être la proie des Mongols et des Germains, qui apportèrent avec eux la féodalité et anéan-

liO

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tirent toute prospérité en détruisant l’élément démocratique et égalitaire. Les habitants de Nowgorod furent réduits en une véritable servitude, et la Pologne, vouée à des institutions politiques déplorables, fut en proie dès ce moment à une anarchie qui devait la conduire au tombeau.

La Russie prit naissance par la soumission des populations slaves du nord à la centralisation despotique si fortement organisée par Pierre le Grand et ses successeurs.

Les Slaves du sud, c’est-à-dire les habitants de la Slavonie, de la Serbie, de la Bulgarie, de la Carniole, etc., diffèrent sensiblement

des Slaves du nord. Une contrée sèche et montueuse, mais chargée de senteurs, un soleil brillant, un ciel pur et les produits variés du sol, ont rendu la race des Slaves méridionaux brune, maigre, agile, belliqueuse et chevaleresque. Peu d'hommes sont plus forts au physique et au moral que les Slaves de l’empire ottoman. La déplorable administration turque n’a pu altérer les pré-

Fig. 4). Paysan russe (Livonien,.

cieuses qualités de ce peuple. Incessamment courbée sous le sabre, leur tète se relève toujours; le moindre espoir d’indépendance fait battre leur cœur. Les mœurs hospitalières des Slaves du sud, leur langage, empreint de poésie, leurs chants nationaux, tout revêt chez eux un caractère de grandeur et de beauté, line civilisation brillante surgira certainement du sein de ces peuples dès qu'ils seront affranchis du joug ottoman.

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Nous allons parcourir rapidement les principales populations que nous avons réunies dans la famille slave.

Russes. — Les Russes forment la branche la plus importante de cette famille. On peut les subdiviser en Russes proprement dits, en Rousniaques et en Cosuqurs.

Fig. 44. Ln uba, ou maison russe.

Les Russes proprement dits habitent presque exclusivement la partie centrale de la Russie, et sont, en outre, disséminés dans tout le reste de l’empire russe, dont on connaît l’immense étendue. Dans les parties asiatique et américaine de ce vaste empire, ils forment, non la majorité de la population, mais le peuple dominateur.

Les figures 41 et 42 donneront un aperçu de la physionomie

russe dans la capitale de l’empire, à Saint-Pétersbourg; la figure 41 représente le costume des bourgeois, et le traîneau qui remplace la voiture dans les longs hivers de cette latitude; la figure 43 montre des paysans de Livonie.

On appelle isba, en russe, les maisons des paysans, qui presque

Fig. 45. Intérieur d’un isbu.

toujours sont en bois. Un village russe n’est composé d’ordinaire que d’une seule rue, bordée d’isbas plus ou moins ornés, suivant le goût ou la fortune du propriétaire. Les maisons sont presque toutes pareilles. La figure 44 représente un isba , et la figure 45 l’intérieur de cette même maison.

Dans ces maisons, tout est en bois, saufla partie qui supporte et

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environne un poêle gigantesque qui reste allumé tout l’hiver. Tout l’ameublement de l’isba se compose de bancs, placés tout le long des murs, et qui servent de lit à toule la famille. En hiver, on couche par-dessus le poêle.

On suspend au plafond les provisions et les chandelles. A l’angle de chaque pièce est une statuette de la Vierge Marie. Les instruments de la profession , les ustensiles du ménage et les animaux domestiques se mêlent, à l’intérieur de l’isba, dans un pittoresque désordre.

Le paysan russe est intelligent, courageux, hospitalier, affable et bienveillant; mais il manque de propreté, et s’adonne avec excès à l’eau-de-vie de grain. 11 porte une chemise de cotonnade, le plus souvent rouge, tombant par-dessus de larges pantalons qui entrent dans de fortes bottes. Son vêtement se compose de la touloupc, faite d'une peau de mouton garnie de sa laine, et s’applique en dedans sur le corps. Son chapeau, bas de forme, a des bords larges et cambrés. Le chapeau des paysans des environs de Moscou est pointu et presque sans bords.

Les femmes mettent des bottes comme les hommes; elles portent la toulouque avec un châle et un (îchu sur la tète et les épaules. Ce triste costume fait place, dans les jours de fête seulement, à des tabliers et des fichus ornés de vives couleurs et même brodés d'or et d'argent. Les coilfures sont élégantes et varient selon les provinces.

Les plaisirs et les joies du paysan russe sont toujours graves. La vive et brillante expansion, la gaieté des populations méridionales, sont inconnues aux habitants de ces régions glacées.

M. d’Ilearyet, qui a voyagé dans les provinces russes de la Baltique, nous apprend qu’à Riga les maisons sont confortables et bien aménagées; que des poêles énormes entretiennent 20 à 22 degrés dans de vastes appartements garantis au dehors par de doubles fenêtres et de doubles portes; que pour la sortie on prend une fourrure, dans laquelle on ne reconnaît plus aucune forme, si bien qu’il est difficile d'y distinguer un homme d’une femme ; que, pour la nuit, le lit est petit, bas, avec un ou deux matelas de cuir et des draps un peu plus grands que des serviettes. On vit dans une atmosphère de serre chaude dont l'air n’est pas assez renouvelé.

Les Cosaques forment en Russie plutôt une caste militaire qu’un peuple distinct. Ils paraissent tirer leur origine des Rousniaques

mélangés avec d’autres peuples, notamment avec les Circassiens. Ils ont souvent le visage plus allongé, le nez plus proéminent, la taille plus élevée que les Busses proprement dits. Leur principal établissement se trouve sur les rives de la partie inférieure du Don. Cependant leurs résidences fixes sont rares. Répandus dans presque tout l’empire russe, les Cosaques font le service de cavalerie légère et de gardes de frontières.

Les figures 46 et 47 représentent divers types, pris sur nature, de Cosaques qui vivent dans le Caucase, le long des frontières qui bornent au midi les possessions russes.

Finnois. — Les Finnois forment de petites populations éparses qui s’étendent de la mer Baltique jusqu’à l’est de l’Obi. On considère les Finnois comme les restes de peuples plus nombreux qui auraient été conquis, resserrés, entraînés ou refoulés par des Slaves, des Turcs et des Mongols. Ils mènent la vie de chasseurs et de cultivateurs plutôt que celle de guerriers et de nomades. Des cheveux d’un blond roussàtre, ou souvent roux, une barbe peu fournie, un teint chargé de taches de rousseur, des yeux bleuâtres ou grisâtres, des joues enfoncées, des pommettes saillantes, un occiput large, une figure anguleuse et moins belle que celle des Européens et des Araméens, ont été considérés comme les caractères originaires des Finnois; mais chez un grand nombre de ces peuples ces caractères sont plus ou moins modifiés. On distingue parmi eux les Ostiaks, les Voyouls , les Finnois de Sibérie, les Finnois de la Russie orientale, les Finnois de la Baltique.

Les Finnois de Sibérie forment deux groupes : l’un au midi, l’autre au nord.

Le premier se compose de quelques peuplades connues sous les noms de Téléoutes, de Sagaïs, de Kachintz, dont le langage se rapproche en général des dialectes turcs; elles se livrent à la chasse, à la pèche, à l’agriculture, etsontsoumisesà l’empire russe.

Le groupe septentrional se compose de deux peuples, les Ostiaks et les Vogouls , qui ont conservé les dialectes finnois.

Les Vogouls ne forment plus qu’une irès-faible population, qui habite à l’est de l’Oural et a été tellement mélangée avec les Turcs et les Mongols qu elle a pris une partie de leurs caractères.

Les Ostiaks qui habitent sur les rives de l’Obi paraissent avoir mieux conservé les caractères du type finnois. Peuple chasseur et pêcheur, aux cheveux roux, il est arriéré et en partie idolâtre.

RAGE BLANCHE

Mme Ève Felinska, exilée en Sibérie, a visité, autant que cela se pouvait, les huttes des Ostiaks. Ils vivent dans des lieux infects. Notre voyageuse ne put, malgré l'intérêt de la curiosité, rester plus

Fig. in. Cosaque.

d’une minute dans ces habitations, qui exhalaient des miasmes putrides.

Les Ostiaks ont pour premier vêtement une couche de graisse rance qui recouvre leur peau, et par-dessus une peau de renne. Ils mangent tout cru poisson ou gibier : c’est là leur nourriture

HAMEAU EUROPEEN

ordinaire. Mais de temps à autre ils viennent à Berezer, avec de grands seaux d’écorce d’arbre, pour recueillir le rebut des cuisines dont ils font leurs délices. La figure 48 représente une hutte d'Ostiaks.

Fig. 47. Cosaque.

Les Finnois de la Russie orientale comprennent les Baskirs, les Tcpliaires et les Metschcriaks de la partie méridionale de l’Oural : trois petits peuples qui parlent des dialectes turcs mêlés de mots

RAGE BLANCHE

finnois et ont à peu près le même mode d’existence. Les llaskirs sont les plus nombreux; ils s’occupent de l’éducation des chevaux et de la production des abeilles. Gomme les Cosaques, ils fournissent des corps de cavalerie à l'armée russe.

Les Finnois du Volga comprennent les Tchouvaches, les Tcherimisses et les Moadueins, qui parlent aussi des dialectes mélangés de mots turcs; ils sont devenus depuis peu cultivateurs.

Quelques populations éparses dans les gouvernements de Perm,

Fig. 48. Hutte d'osluks.

de Yologda, d’Orenbourg et de Viatka sont les restes d’un peuple assez considérable, jadis indépendant, civilisé, commerçant, soumis par les Russes et en grande partie fondu avec eux : ce sont les Ptrmienf.

Les Finnois de la Baltique ou Finnois proprement dits ont été longtemps soumis à des peuples teutons, et ont généralement conservé les caractères de la famille que nous avons signalés plus haut. On distingue parmi eux les Lives, les Esihes, les Ischores, les

Kyrialcs , les Ymès ou Finlandais, et les Quaines , qui sont respectivement les restes des anciens habitants de la Livonie, de l’Estho-

Fig. 49. Costume d'un paysan de la Slavonie.

nie, de l’Ingrie, de la Finlande et de la Carélie, où ils se trouvent maintenant mêlés avec des Slaves et des Teutons. Les Quaines se sont avancés dans le dernier siècle jusqu’à l’extrémité de la La-

130 race blanche.

ponie norvégienne, dont ils forment actuellement la population principale.

Bulgares, Serbes et Bosniaques , ou habitants de la Slavonie. — Pour faire connaître ces peuples, nous n'avons qu’à renvoyer aux généralités que l’on a lues plus haut concernant les Slaves du sud. Nous emprunterons seulement quelques descriptions et quelques ligures à un Voyage chez les Slaves du sud, publié en 1870 par M. George Perrot, littérateur français, connu par les belles relations de ses voyages en Asie Mineure.

L’auteur a parcouru la Slavonie, la Croatie, la Bosnie, et la bande de territoire récemment délimitée pour servir de frontière aux possessions musulmanes et qui porte le nom de Confins militaires.

M. George Perrot nous donne d’abord quelques types des habitants de la Slavonie, types que nous reproduisons ici. La figure 49 représente un paysan des environs d’Essek, ville de la Slavonie.

M. George Perrot s’arrêtant au bourg de Vouka, situé à quelques lieues d’Essek, décrit en ces termes les paysans de ces contrées :

• La plupart des hommes qui nous entourent ont des cheveux blonds ou d’un châtain plus ou moins foncé : tout brunis qu'ils soient par le soleil, ils sont en général moins noirs que les Magyars. Plusieurs des femmes , grandes et sveltes, sont vraiment jolies. Les yeux surtout, clairs et brillants, bleus ou plus souvent d’un gris sombre, sont charmants. Le bas de la figure est moins bien; le menton est en général proéminent, et les lèvres sont un peu grosses.

« Ce sont aussi les costumes qui me rappellent l’Orient. Les hommes ont un béret de feutre noir à bords relevés, une chemise de toile, et de larges pantalons flottant sur la cheville; quand il fait chaud et qu’ils sont en tenue de travail, c’est là tout leur vêtement. Un ou deux flâneurs, qui nous ont rejoints, sont plus couverts que les autres. Ils ont aux pieds de grandes bottes de cuir épais, et par-dessus la chemise un gilet de drap bleu orné par devant de boutons blancs en métal et dans le dos de galons jaunes ou blancs appliqués en soutache. L’autre jour, sur le bateau, quelques hommes avaient encore, en sus du gilet, une cape courte ou demi-caban qui ne tombe pas plus bas que la ceinture, et dont, en général, on ne se donne pas la peine de passer les manches. L’hiver, on ajoute à ce costume de chaudes douillettes en peau de mouton ou de grands manteaux qui rappellent un peu les limousines de nos charretiers.

« Quant aux femmes, elles me font songer aux Albanaises de l’Attique. Par cette belle après-midi de septembre , elles ont pour tout vêtement une longue chemise brodée de points à jour et à dessins de couleur : cette chemise, qui laisse le cou très-dégagé, tomberait jusqu’aux pieds; mais, pour

courir plus commodément dans les champs et dans la maison, elles la relé vent en la remontant sous une ceinture de couleur qui fait deux ou trois fois le tour de la taille; ainsi retenue, la chemise forme des plis élégants et symétriques : par devant, elle descend jusqu’au-dessus de la cheville, et par derrière s’arrête au milieu du mollet. Sur la tète est jeté en diverses manières un fichu, tout blanc les jours ordinaires, brodé d'argent et d’or les jours de fête; les bouts en retombent sur le dos ou sur la poitrine; chacune l’ar-

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