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Prologue

POUR UNfc, REPRESENTATION DE

KERUZEL

PoÈiE que le grand Paris prit à son leurre, Celui que vous allez voir vivre tout à l'heure, Louis, marquis de Keruzel, dernier du nom, Héros de ce beau drame où le vers chante et pleure, Parisien d'esprit, de cœur reste breton.

Parmi les hommes d'art et de littérature, Sorte de Dons Juans que l'idéal torture, Reruzel, ayant soif de souffrir, est venu Tenter encore après tant d'autres l'aventure D'où l'artiste ne sort que le cœur mis à nu.

Il a connu l'orgueil qu'à dompter la pensée Suivant un rythme grave ou fringant balancée, Le poète en lui voit monter superbement. Et quels Edens fleuris ouvre à l'âme lassée Le rêve qui dit vrai moins de fois qu'il ne ment.

Il a su le tourment du verbe et su la joie D'enfermer en un vers palpitant que l'on choie, L'idée en fusion coulant comme un métal ; Cependant, à travers le Paris qui flamboie. Son regard se tournait vers le pays natal.

Et, sans doute, à fouler assidûment l'asphalte, Esprit fiévreux, cerveau qui bout et qui s'exalte, Il apprit à sourire et devint un moqueur. Mais il était de ceux qui crient au rire : Halte ! Quand le flot du passé monte au vide du cœur.

Un soir où fatigué de Paris, las du bagne. Le désir brusque et fou de s'en aller le gagne, — Un soir enfin où l'air de là-bas lui manquait. Bruyères et genêts arrivent de Bretagne : Toute sa Brciz-lzel dans l'odeur d'un bouquet !

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