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C'est horrible ! oui, brigand, jacobin, malandrin, J'ai disloqué ce grand niais d'alexandrin.
O temps héroïques et beaux ! Mil huit cent trente ! C'est Hernani mourant et Dona Sol mourante ! Mil huit cent trente ! O temps héroïques et beaux Où dans l'amour, l'orgie et le meurtre, aux flambeaux, Le moderne fr'sson et la grandeur antique Fraternisent aux plis du manteau romantique ! Mil huit cent trente ! Un nouvel idéal, honni, Prend sa revanche à la « première » d'Hernani.
Comme autrefois la Pléiade Escortant le preux Ronsard, Pour la nouvelle Iliade Libératrice de l'Art,
Près d'Hugo toute une troupe Enthousiaste se groupe.
Et tous les Viennet peureux, Comme barques vent en poupe Vont s'enfuir devant ces preux.
Vaillants contempteurs du trope.
De Malherbe et de Boileau, C'est Borel le Lycanthrope Et Gérard doux et falot.
Et Berlioz sarcastique !
Puis, contre le vers classique Guidant la rébellion, Sous sa crinière lyrique Voici Gautier, ce lion !
Le drame autant que sur la scène est dans la salle ; On s'insulte, on se bat pour l'œuvre colossale. Tandis que dans le soir des noces vibre un cor Tragique, et que, parmi la splendeur du décor, Hernani meurt auprès de Dona Sol mourante ! O temps héroïques et beaux ! Mil huit cent trente !