‹ Les radesChapitre 37 sur 47 · III. i · texte numérisé non relu

III. i

Je t'aime, exil ! douleur, je t'aime ! La tristesse est mon diadème !

Je t'aimej altière pauvreté !

Vingt-cinq ans sont passés. Aux peuples comme aux rois,

Poésie et prose à la fois, Par sa bouche auguste ont parlé toutes les voix.

Lyrique comme Orphée, épique comme Dante, Maintenant l'exilé devant la mer grondante Dans un rythme d'airain mure l'image ardente.

Et, loin du ciel natal aux sourires cléments,

Le poète des Châtiments, Élément qui rugit parmi les éléments,

Lorsqu'en larmes il pense à la France, sa mère, Voit ses pieds de proscrit baisés par l'onde amère Comme aux rivages grecs le furent ceux d'Homère.

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