IV
Moi dont h destin pâle et froid se décolore, J'ai V attendrissement de dire : ils sont l'aurore.
Sur de frais yeux .bleus et des cheveux d'or Se penche un vieillard tendre et débonnaire Prés du berceau frêle oij Jeanne s'endort, Le poète apprend l'art d'être grand-père.
Contraste inouï dont nous nous troublons 1 La bouche d'aurore et la bouche d'ombre ; La barbe de neige et les cheveux blonds. Et l'enfant qui rit près de l'aïeul sombre !
Toute la forêt veille sur la fleur !
Et c'est puéril autant que sublime De voir avec quelle exquise douceur L'infiniment grand prend soin de l'infime.
Et lorsque babille, au premier matin, Cette poésie avec ce poète.
Brusquement se tait le rire enfantin.
Et Jeanne, un instant, reste stupéfaite
D'avoir vu, rhapsode, en tes vastes yeux, — Décors merveilleux, admirables toiles - Des mondes éclore et s'ouvrir des cieux, Et s'échafauder des palais d'étoiles !
Oh ! va, uous te fêtons de belles funérailles l V. H.
Sous cet arc où le nom du Père est oublie,
On a couché le Fils, cet homme Grand comme les plus grands d'Athènes et de Rome, Et Torgueil de la courbe en est multiplié.
lyÔ LES RADES
Aux quatre coins du catafalque, sous des torches,
Des poètes veillent, en deuil ; La France songe avec des pleurs à ce cercueil ; Et par dessus le porche illustre entre les porches,
On voit descendre, autour du front prodigieux,
Comme jadis aux Feuillantines, Les beaux rythmes et les images pèlerines, Et l'innombrable essaim des rimes dans les cieux !