CÉSORS CR CR LA
Fig. 16, — Topographie des territoires des branches corticales de la sylvienne.
circonvolutions centrales, la région située au-dessus des noyaux gris centraux ; au niveau des lobes temporal et pariétal, la substance blanche qui va jusqu’au ventricule et comprend dans son domaine une partie des radiations optiques. Il est donc préférable de l’appeler territoire cortico-sous-cortical et de désigner alors le territoire dit profond de la sylvienne sous le nom de territoire central.
Nous avons systématiquement négligé l'étude de la terminaison des artères corticales et de leurs anastomoses. Les travaux de Looten, de Mlle Tixier ont bien mis la question au point et nous admettons que ces branches ne sont pas strictement terminales. On peut se demander alors, dit Looten, pourquoi en cas d’cblitération d’une artère cérébrale, le territoire auquel elle se distribue est-il frappé de ramollissement. Nous croyons comme lui qu’il suffit probablement d’un arrêt même momentané de la circulation pour amener des modifications assez profondes et déterminer la nécrose d’un tissu essentiellement délicat comme l'écorce cérébrale. D'ailleurs, les lésions artérielles peuvent exister surles plus petites branches comme sur les artères principales et les phénomènes de spasme auxquels M. Foix et son élève Hillemand accordent un si grand rôle dans la pathogénie des ramollissements peuvent encore expliquer la difficulté avec laquelle peut s'exercer la suppléance d’un territoire à l’autre. Maïs nous sommes loin de l’avis de Mlle Tixier, dont les incursions dans le domaine de la pathogénie des ramollissements nous paraissent moins heureuses que celles qu’elle a pu faire dans le domaine de l’anatomie de la sylvienne. Comment pouvoir, en effet, incriminer encore un processus inflammatoire et réduire à un rôle accessoire, les lésions vas-
culaires ?
IT. — Branches profondes :
artères des noyaux gris centraux.
Comme pour les artères corticales, Charcot avait signalé l'intérêt non moins grand de la connaissance exacte de l’anato-