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CHAPITRE IV

RAMOLLISSEMENTS PROFONDS, PARTIELS, BILATÉRAUX

Chez les sujets âgés, athéromateux, aux lésions multiples d’artérite chronique des petits vaisseaux, les petits ramollissements que nous venons de décrire sont parfois multiples et non seulement localisés à un seul hémisphère mais assez souvent bilatéraux. L'identité apparente avec les foyers lacunaires de désintégration, clinique et même anatomique, est telle qu’à un examen peu approfondi onrisquerait de les confondre.

Cependant le foyer de ramollissement dès qu'il revêt une certaine importance est facile à distinguer de la simple lacune, tout d’abord par son volume, mais surtout par sa topographie strictement vasculaire, putamino-capsulo-caudée (fig. 27 et 28). Même dans les cas où la différenciation peut paraître malaisée par suite de l’existence de foyers minuscules, véritables ramollissements microscopiques, l’histologie permettra de les reconnaître. Elle montre en effet la présence de corps granuleux, d'aspect polyvésiculeux caractéristique, qui peuvent persister très longtemps dans le foyer de ramollissement. Somme toute, rien anatomiquement ne distingue chacun de ces ramollissements bilatéraux du ramollissement unilatéral tel que nous l'avons décrit plus haut. Mais leur bilatéralité et l'association presque constante de la désintégration sénile entraînent l'apparition d’un certain nombre de symptômes sur lesquels il est nécessaire d'insister (observation XIV).

Ce sont, en général, des signes de la série dite pseudo-bulbaire qui comportent comme on le sait :

1° Des troubles pseudo-bulbaires proprement dits ;

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