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II. — Etude clinique

Le syndrome que l’on observe est fort simple. Quand la lésion frappe le cerveau droit, il se limite, ou presque, à une hémianopsie; Mme Schiff dans une thèse récente (1) a montré la valeur diagnostique d’un tel symptôme dans les ramollisse-

ments sylviens.

1. Mme Schiff- Wertheimer, Les syndromes hémianopsiques dans le ramollissement central. Thèse Paris, 1926.

Sr

Quand la lésion frappe le cerveau gauche on a en outre le tableau de la grande aphasie de Wernicke avec phénomènes

apraxiques surajoutés.

19 L'HÉMIANOPSIE en cas d'atteinte du cerveau droit peut être absolument pure et difficile alors à distinguer des hémianopsies dues aux lésions de la cérébrale postérieure. Celles-ci quand la lésion porte sur le tronc même de l'artère sont associées à un syndrome thalamique qui permet de les reconnaître, mais quand la lésion porte sur sa partie terminale, elle peut ainsi déterminer une hémianopsie isolée.

Les arguments qu'il semblerait possible de tirer de l'étude même de l’hémianopsie — prépondérance sur le quadrant supérieur en cas d'atteinte de la cérébrale postérieure — demeurent, sauf exception, assez théoriques.

Plus importante est l'existence de troubles associés du côté de la motilité ou de la sensibilité. Quand ils revêtent le type thalamique, leur aspect est décisif en faveur de la cérébrale postérieure. Mais il faut savoir que par suite de petites lésions associées, un peu d'hémiparésie transitoire et des troubles sensitifs légers peuvent accompagner à son début le syndrome du territoire postérieur de la sylvienne. Nous verrons ces troubles à un degré plus marqué, dans les cas où la pariétale antérieure est nettement touchée (observation XXII).

Une telle difficulté n’existe pas quand la lésion porte sur le cerveau gauche.

Ici, en effet, l’'hémianopsie vient s’ajouter à toute la série des troubles de l’aphasie de Wernicke et aussi à des phénomènes d’apraxie idéatoire et idéo-motrice.

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