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V. — Ramollissements sylviens des artères ascendantes

À. — Tronc commun des artères ascendantes

OBSERVATION XXVIII (Personnelle)

Hémiplég'ie droite avec aphasie, suite d'un ictus récent. — Ramollissement récent du territoire des artères ascendantes (sauf la pariélate antérieure).

Mme Vige..., 55 ans.

La malade est amenée à l’infirmerie dans un état de sub-coma. Elle présente une hémiplégie droite complète avec atteinte de la face du membre supérieur et de l’inférieur. Babinski bilatéral, hémianesthésie et troubles accentués de la parole,

L’examen pratiqué quelques jours après, montre:

19 L’hémiplégie droite : elle est massive.

Le membre supérieur est flasque, inerte.

Le membre inférieur est complètement inerte ; à gauche la force musculaire est légèrement diminuée. La face est asymétrique : la commissure labiale est abaissée du côté droit, le menton est en position asymétrique plus abaissé à droite qu’à gauche. Lorsque la malade fait la moue, la projection des lèvres en avant est plus marquée du côté gauche. La malade ne peut tirer la langue. Le phénomène du facial est net et sa recherche amène une déviation du maxillaire inférieur vers la gauche.

Elle ferme difficilement l’œil droit.

Réflexes tendineux :

Aux membres supérieurs: plus vifs à droite qu’à gauche :

Aux membres supérieurs : olécraniens normaux, stylo-radial plus vif à droite.

Le signe de Babinski est bilatéral,

Pas de clonus du pied,

Sensibilité : impossible à rechercher avec précision ; la malade ne réagit cependant pas au pincement, même violent, à droite.

20 Les troubles de la parole :

L'examen au point de vue de l’aphasie est difficile en raison de l’état de la malade,

Elle ne parle pas spontanément ; elle a l'air d'essayer de prononcer quelques mots, mais d’une voix presque imperceptible.

L'oubli du vocabulaire est impossible à rechercher.

Les ordres simples ne sont pas tous exécutés : elle ouvre la bouche, elle essaie de tirer la langue sans y parvenir; mais quand on lui dit de fermer les yeux, elle ouvre encore la bouche. Quand on lui dit mettez la main sur la tête, elle la met au cou.

La lecture des ordres écrits ne paraît pas possible, elle n’essaie même pas de lire.

L'apraxie et l’'hémianopsie ne peuvent être recherchées.

Pas de pleurer ni de rire spasmodique.

Le voile se contracte, le réflexe pharyngien existe.

Troubles sphinctériens,

Le décès survient le quinzième jour.

Examen du cerveau gauche. Foyer de ramollissement récent du territoire sylvien. La sylvienne donne un tronc commun des artères ascendantes qui est très rétréci, peut-être même oblitéré. Le ramollissement siège sur son territoire, respectant sa partie pariétale. Sur le cortex, non seulement le territoire postérieur de la sylvienne est respecté, mais PA et la partie postérieure de F4 paraissent indemnes. Mais dans la profondeur, le foyer s'étend largement sur le centre ovale, principalement dans la partie haute où il atteint et déborde le siilon rolandique.

OBSERVATION XXIX (Personnelle),

Hémiplégie gauche proportionnelle. — Ramollissement sylvien superficiel (type des artères ascendantes) avec empiètement sur le territoire de la cérébrale antérieure.

M Sch:., sorans.

Examen du 22 janvier 1926. — L'hémiplégie gauche a débuté brusquement la veille. L'état d’obnubilation du malade rend difficiles interrogatoire et examen.

L'hémiplégie est très marquée, mais Le membre supérieur retombe plus lourdement que le membre inférieur, 11 existe un léger degré de contracture au membre supérieur gauche.

Les réflexes tendineux sont vifs aux membres supérieurs et infé+ rieurs.

Le signe de Babinski est bilatéral.

On note une déviation conjuguée de la tête et des yeux vers la droite.

Il ne semble pas y avoir d'hémianopsie.

Il ne semble pas exister de troubles sensitifs.

Le décès survient sept jours après le début de ces troubles.

Examen du cerveau droit. — Ramollissement blanc récent du territoire superficiel de la sylvienne, paraissant empiéter quelque peu sur la partie haute du territoire de la cérébrale antérieure.

Les artères sont très malades, aussi bien la sylvienne que la cérébrale antérieure qui présentent de gros placards athéromateux. Un de ces placards particulièrement important se trouve à l'origine du vaisseau, un autre avant l'origine -des artères ascendantes, un autre, enfin, un peu plus loin, à l’origine de l'artère pariétale. À noter que l'artère orbito-frontale externe, la pré-rolandique et la rolandique naissent par un tronc commun.

Le premier placard n'est pas oblitérant, ni le second, mais il rétrécit considérablement le volume de l'artère.

Le ramollissement détermine la destruction du lobe frontal (partie externe), sauf la zone correspondant aux deux tiers inférieurs du territoire de la cérébrale antérieure.

Plus loin, le ramollissement se poursuit, frappant le lobe frontal (F3 F1). respectant la région operculaire et l'insula, et se continuant sur la frontale ascendante vers la partie moyenne.

Au niveau du précunéus, petite lésion sur la partie supérieure du territoire de la cérébrale antérieure du type ramollissement fibreux et qui est nettement séparée de la lésion principale.

Il est vraisemblable que la grande extension des lésions sur le lobe frontal est due à une participation de la cérébrale antérieure qui apparaît d'ailleurs très malade. :

OBSERVATION XXX (Personnelle).

Hémiplégie droite. — Hémiplégie gauche récente. — Ramollissement sylvien du territoire des branches ascendantes à droite. — Ramollissement de la cérébrale antérieure à gauche. Pas d’observation clinique.

Mme Bernon...

Examen du cerveau. — Hémisphère droit: beau spécimen de ramollissement hémorragipare du type des branches ascendantes de la sylvienne ne respectant que le territoire de la pariétale postérieure, de l'artère du pli courbe et des temporales.

Hémisphère gauche : beau ramollissement hémorragipare du territoire de la cérébrale antérieure qui présente de multiples ésions.

B. — Ramollissement orbito-frontal.

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