AR RAS
azoturique ou rapport de l’azote de l’urée à l’azote total; ce rapport, assez critiquable avec les méthodes anciennes, donne au contraire, avec les techniques modernes des chiffres précis.
Il faut, disent M. Labbé et F1. Nepveux, pratiquer la désalbumination par l'acide trichloracétique, doser l'azote total par la méthode de Kjeldahl et l’urée par la méthode de Fosse au xanthydrol; dans ces conditions, les chiffres obtenus oscillent normalement de 40 à 48 %, avec une moyenne de 44, chiffres qui s’abaissent notablement en cas d'insuffisance hépatique. Marcel Labbé, Fi. Nepveux et I. Hiernaux notent de 15 à 35 dans les cirrhoses, de 9,4 à 41 dans les ictères. L’abaissement du rapport indique simplement un trouble du métabolisme azoté; il n'implique pas une affection du foie, mais seulement le trouble d’une fonction. On peut avoir, en effet, des rapports azotémiques très abaissés dans le diabète grave sans qu’il y ait néanmoins de troubles appréciables de la fonction hépatique. Pour pouvoir conclure à un trouble fonctionnel hépatique il faut qu’il y ait concordance, avec les troubles de la protéolyse, d’autres troubles des fonctions hépatiques. Il faudra par ailleurs, pour accorder toute sa valeur à ce coefficent, s’assurer, comme d’ailleurs pour les autres fonctions du foie, qu’il n’y a pas néphrite, c’est-à-dire trouble de l’élimination rénale.