‹ Les rapports du foie et de la colopathie muco-membraneuseChapitre 21 sur 28 · HA TT · texte numérisé non relu

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bien nuancée les modifications de la tension superticielle de l’urine. La réaction de Hay, ne répondant que par « oui » ou par « non », ne saurait pas être utilisée

D'ailleurs, il faudra interpréter les chiffres donnés par le compte-goutte de Duchaux : d’après Chabrol, une tension superficielle de 900 à 1.000 ne peut être rapportée au foie que dans 30 % des cas, 850 à 900 dans 60 % et au-dessous de 850 dans 90 % des cas.

Pour les pigments, nous n’envisagerons pas la réaction de Gmelin. On recherchera l’urobiline et l’urobilinogène, produits existant d’ailleurs normalement dans les urines. On fera le dosage par comparaison de la fluorescéine à l’acétate de zinc, avec des étalons d’urobiline de taux connus. Par cette technique, MM. P. Descomps, Goiffon et Brousse admettent comme pathologique toute urobilinurie supérieure à 60 mgr. par vingt-quatre heures.

b) Les coefficients azotés, toujours recherchés par les laboratoires, renseigneront sur la fonction azotée.

Le rapport azoturique ou rapport de l’azote uréifié à l’azote total, sera calculé pour l’urée par la méthode au xanthidrol et pour l’azote total au Kjeldahl. Normalement, il oscille de 77 à 84 et baisse considérablement en cas de diabète grave et d'insuffisance hépatique.

Le rapport d’imperfection uréogénique (Maillard) est aussi calculé. Le plus souvent on suit la technique

Azote formol

de Derrien, qui recherche le rapport Azote hypobromite où l’azote formol correspond à l’azote ammoniacal et aminé, et l’azote hypobromite des urines non déféquées à l’azote de l’urée et des sels ammoniacaux. Ce rapport varie de 45 à 6 %. Malheureusement, il fait intervenir l'ammoniaque qui est de formation rénale: le rein, pour économiser la réserve alcaline, fabrique de l’urée en fonction de l’acidité urinaire.

c) Les corps cétoniques de lurine, qu’on recherche

aussi habituellement, ont ici une importance minime puisqu’en dehors du diabète ils ne témoignent que d’une insuffisance hépatique sérieuse, qui, par conséquent, n’est pas du domaine de cet examen rapide.

De ces trois épreuves, c’est le galactose qui représente l’élément le plus important : la lésion sera d’autant plus profonde que le taux de galactosurie sera plus élevé, qu’il s’y ajoutera une urobilinurie plus intense, et des rapports azotés plus modifiés. Et, dans des cas sérieux, cet examen pourra conduire à une étude plus approfondie, c’est-à-dire au grand instantané.

Déductions générales. — L’instantané hépatique, que ce soit le grand ou le petit instantané, doit être soumis à une répétition minutieuse pour pouvoir connaître à intervalles réguliers l’état de la cellule hépatique dans ses différents rôles fonctionnels. Cela permettra d’en saisir les moindres variations, qui témoigneront tantôt d’une amélioration très lente, mais régulière et progressive, pouvant faire espérer une rémission dans des états graves; tantôt, au contraire, après une infection pourtant peu sérieuse, de la persistance, contre toute attente, d’un état hépatique marqué qui ne s’améliore pas, qui traîne et peut même aboutir à la terminaison fatale.

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