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AY

40 ACTIONS ÉLECTROSTATIQUES

est constante et égale à

al

La formule précédente ne contient que des grandeurs accessibles àTexpérience.

MM. Kaufmann et Aschkinass (^) ont vérifié qu'elle est constamment d'accord avec les résultats de l'observation, ce qui confirme l'hypothèse admise.

Mesure de la chute de potentiel à la cathode. — Si les rayons cathodiques doivent leur énergie à la répulsion de la cathode, il est possible de modifier ou d'annuler cette énergie en les obligeant à traverser, dans le sens des lignes de force, un champ de sens contraire, par exemple, à celui de la cathode. L'expérience suivante, due à M. J. Perrin permet d'obtenir ce résultat et de mesurer la chute de potentiel motrice.

Les rayons issus d'une cathode N (fig i3) traversent une

Fig. i3.

anode P, en toile métallique, reliée au pôle positif d'une machine statique. Ils arrivent ensuite sur une plaque N^ recouverte d'une poudre fluorescente et reliée au pôle négatif de la machine. L'adjonction d'une capacité considérable assure la fixité de la différence de potentiel PN^ malgré les charges apportées par la bobine excitatrice. La différence de potentiel est mesurée par l'électromètre absolu de MM. Abraham et Lemoine.

Quand cette différence est nulle une vive fluorescence apparaît en N^ à chaque décharge de la bobine ; mais aussitôt que l'on met la machine en marche, on voit cette fluorescence pâlir graduellement et s'éteindre enfin pour une différence de potentiel facilement mesurable au dixième près.

(i) Wied, Ann., t. LXIJ, p. 588 (1897).

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