LA BEAUCE
A mon âge, on se sent Pousserau cimetière :
Quoi qu'on fasse, on ne peut retourner en arrière : Le sentier Parcouru s’efface pour toujours,
Je pleure ma jeunesse et je Pleure ma Beauce. puis vingt ans je n'ai gravi ses fiers sommets, Ni foulé ses Vallons, ni savouré ses mets ; Et peut-être qu'un jour, si le ciel ne m'exauce, Je ne pourrai dormir, quand s'ouvrira ma fosse, Dans l'ombre où sont couchés tant d'êtres que j'aimais.
ts d'ineffable harmonie, nS Souvent de la terre bénie Où nous avons aimé Pour la première fois.
J'espère, d'un espoir enivrant et durable,
Que pour l'éternité nous NOUS retrouverons, Que l'or du sol natal Couronnera nos fronts,
Que sans fin, éblouis devant la même table, Nous y dégusterons le blond sucre d'érable
Qui parfume en avril tous les seuils beaucerons.