LE TROISIÈME CENTENAIRE DE QUÉBEC
Et c'est dans son forum que maint tribun superbe, Armé du glaive ardent et sonore du Verbe, A tant de fois lutté pour défendre nos droits.
Québec en larmes vit la fin du drame épique Qui devait décider du sort de l'Amérique.
Sa poussière est encor teinte du sang des preux ; Et parfois dans le chant des flots ou de la brise Le poète perçoit la diane indécise
Des soldats immortels qui furent nos aïeux.
Comme un phare Québec éclaire, attire, invite. Autour de son aimant la nation gravite ;
Et dans ses murs tout pleins de suaves échos, Fleurissent constamment l’art et la poésie.
A l'ombre de ses tours préluda Crémazie,
Et Garneau burina les noms de nos héros.
De la loyauté sainte il entretient la flamme
Sur l’autel de nos Lois altier comme son âme.
I a l’enthousiasme et la virilité.
Il crée, il fonde, il guide ; et ce qu’en son domaine Il accomplit est fait pour la Gaule chrétienne,
Pour la noble Angleterre et pour la Liberté.
12 DIEU ET PATRIE
Comme aux jours de Champlain, il grandit et prospère. Pour sa devise il a: Je me souviens, j'espère,
Et, couronné des feux de l’astre du Succès,
Tôt ou tard, tel Paris sur l'Europe féconde,
Il fera ruisseler pour tout le Nouveau-Monde
Les rayons créateurs du vaste esprit français !
À SIR "WILFRID LAURIER