‹ Les Récentes Échelles Mobiles de Salaires Systèmes d'ajustement automatique des salaires au coût de la vieChapitre 23 sur 76 · RIRES · texte numérisé non relu

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indices-or proposés, le cours du dollar, le prix d’achat de l'or par la Reichsbank, le cours de l’or adopté par l'Administration des Douanes n'étaient d'ailleurs pas défendables en théorie, car l’augmentation des prix n’atteint la classe ouvrière que sur le marché de détail. De plus, tous ces indices, les Directives du Ministère du Travail du Reich le remarquaient, étaient « soumis à l'influence de facteurs incalculables et de caractère spéculatif » (1). L'indice des prix de gros se heurtait aux mêmes objections, quoique dans une moindre mesure.

On proposa encore en Allemagne une combinaison des indices des prix de gros et du coût de la vie, ou l'indice du prix du blé ou du charbon. Ces derniers constituaient certainement les plus mauvaises des solutions présentées, car le prix du blé ou du charbon variant avec les conditions du marché, la spéculation pouvait opérer dans un sens ou dans l’autre, spécialement en vue de l’ajustement des salaires.

C'est cependant un système analogue qui fut appliqué pour l'adaptation des salaires des travailleurs agricoles en Allemagne à partir de 1923. La mesure adoptée était le prix du seigle et quelquefois une combinaison des prix du seigle et des pommes de terre. De même en Pologne, sur le territoire de l’ancien royaume et en Poméranie, les contrats collectifs conclus en 1922-1923 stipulaient que les salaires trimestriels versés en espèces aux-ouvriers agricoles « députatistes » — c’est-à-dire à ceux qui reçoivent la majeure partie du salaire en nature — devaient correspondre à la valeur d’une quantité fixe de produits agricoles, dont le prix de bourse moyen était établi par une Commission Gouvernementale pour l’ancien royaume et par une Commission mixte en Poméranie.

(1) De plus, il y avait une divergence considérable entre ces indices. .. «Dans la dernière semaïne de juillet, pour le calcul de l’élévation des droits de douane, le mark-or est escompté 41.000 markspapier, alors que la Banque d'Empire achète l'or à 27.000 markspapier pour un mark-or ; que le taux d'évaluation du Ministère de l'Economie Nationale est 28.000 marks-papier, et que, d’après le cours du dollar, le mark-or vaudrait environ 85.000 marks’ d’au- Het ». (Article de Fritz Heckert, dans la Vie Ouvrière, du

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