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diminution de 1 point au-dessous de ce chiffre n'enfrainaif qu’une diminution de 0,84 0/0.
4°) Souvent, les pourcentages de variation du salaire ne sont pas strictement correspondants à ceux de l'indice.
Dans les industries de la laine du Yorkshire, des accords prévoyaient le paiement d’une indemnité de vie chère ou «cost of living wage » fixée à 145 0/0 du salaire de base, l’index du Ministère du Travail accusant une hausse de 145 0/0 par rapport à l’avant-guerre. :
Une variation de 10 points en plus ou en moins de l'indice entrainait une variation de 10 0/0 du cost of living wage.
On voit ainsi qu’à une hausse de 155 %, l'indemnité de vie chère était portée à 159,5 % du salaire de base. Autrement dit, à une variation de 4,08 pour cent de l'indice (rapport 255/245), correspondait une variation de 5,91 % de la totalité du salaire (rapport 259,5/245).
A l'inverse de cet exemple, dans lequel les modifications du salaire sont plus que proportionnelles à celles de l’indice, citons :
La convention du 17 octobre 1921 conclue à Liège entre patrons et ouvriers marbriers et polisseurs, par laquelle une augmentation ou diminution de l’index number de 25 points, au-dessus du chiffre 400, entraînait une modification correspondante du salaire de 5 pour cent.
Dans ce cas, on voit qu’une variation de 6,25 % dans le coût de la vie n’entraînait qu’une modification de 5 pour cent des salaires.
Même exemple dans la convention du 18 octobre 1918 conclue dans les filatures de Leicester.
Une modification de 5 % de l'index-number n’entraînait qu’une modification de 2,5 % du salaire.
5°) L'augmentation se fait ici encore sous forme de pourcentage, mais au point de départ l’indemnité de vie chère est déjà inférieure à celle qu’eût nécessitée un ajustement intégral.
Ainsi dans l'impression des cotonnades, en Angleterre, une convention. fixait l'indemnité de vie chère à 110 pour cent du salaire de base alors que le nombre-indice était à 155/100 de son niveau d’avant-guerre. Cette indemnité devait varier dans la même proportion que l'indice, tant que celui-ci se maiïintiendrait au-dessus de 124 pour cent. En deça, la variation de l'indemnité était réduite aux 3/4 d’un point.
6°) D’après la convention du 28 juillet 1920 conclue dans l’industrie minière belge, chaque fois que l'index de la Revue du
Travail dépassait d’au moins 4 1/2, 9 1/2, 14 1/2 % le dernier index de base, les salaires étaient haussés respectivement de 5, 10, 15 %, etc …, et les nouveaux salaires étaient mis en regard du nouvel indice de base égal au précédent augmenté respectivement de 5, 10, 106, ele.
Ainsi, Le salaires d’avril 1920 étaient mis en regard de l'indice 420 des prix de détail de l’ensemble du royaume pour le mois de février pris pour base. L’index de mars étant à 445, soit une hausse de 5,95 % supérieure à 4 1/2 pour cent, les salaires étaient donc augmentés de 5 % à partir du 1* juin et correspondaient au nouvel index de base 441, obtenu en majorant de 5 % l’index 420.
7°) Au lieu de faire varier les salaires sous forme d’un pourcen-
tage, certains systèmes — et c’est le cas le plus fréquent en Angleterre — prévoient l'addition ou la soustraction d’une somme fixe au Salaire de base, selon une modification donnée de l’index-number
dans l’un ou l’autre sens.
Dans l'industrie de l’amiante, en Angleterre, toute variation de 10 points de l'indice entraînait une variation de 3/4 de penny.
Dans les chemins de fer, où le système couvrait 650.000 personnes, trois échelles ont été établies.
La première, résultant de l’accord de novembre 1918, n’a jamais fonctionné. Elle prévoyait que les salaires hebdomadaires seraient augmentés ou diminués de 1 sh., pour tout mouvement de 4 points (et dans quelques cas de 3 points) de l’index-number.
Dans l'accord effectif de 1920, toute variation de 5 points entraînait un changement de 1 sh. Pour le personnel de bureau, ce changement dans l’index donnait droit à une indemnité de £ 5 par an.
8°) Dans les deux exemples suivants, le pourcentage de baisse
de l'indice entraînant la soustraction d’une somme fixe devait être plus fort que le pourcentage de hausse donnant droit à l’addition
au salaire de cette même somme.
Dans les carrières d’'Ecaussine (Belgique), une convention conclue au cours de l’année 1923 accordait une augmentation de salaires de 5 centimes chaque fois que l’index-number accusait une augmentation de 10 points au-dessus de 440. La diminution de 5 centimes ne jouait que pour une baisse de 15 points au-dessous de 440.
Un exemple plus typique est donné par la convention des dockers d'Anvers (1923) : Les salaires étaient fixés à 24 francs tant que l’indice se maintiendrait entre 366 et 416 points. Une augmentation de 1 franc
MAN ous
était prévue pour une hausse de 6 points au delà de 416, une diminution équivalente pour une baisse de 18 points à partir de 366.
9°) Au lieu de fixer un pourcentage d'augmentation uniforme, des accords instituaient un régime différent selon les catégories de travailleurs.
A vrai dire, un tel système est déjà appliqué automatiquement dans les cas où l'indemnité est uniforme. Ainsi chez les cheminots britanniques, un salarié qui gagnait avant guerre 20 sh. par semaine recevait 1 sh., soit 5 % de son salaire, pour une variation de 5 points (soit 5 % de l'indice). L’indemnité de vie chère était, en ce qui le concernait, entièrement proportionnelle aux variations de l’indice, tandis qu’elle ne compensait que la moitié de ces variations pour celui qui recevait, en 1914, un salaire de 40 sh.
10°) Mais d’autres systèmes prévoyaient pour les travailleurs non qualifiés, les ouvrières, les apprentis, une indemnité inférieure à celle des travailleurs qualifiés.
Dans certaines usines de la teinture et du blanchiment, une variation de 10 points en plus ou en moins d’un pourcentage d’augmentation fixé à 150 % du niveau de 1914 entraînaït un changement de 3 sh. pour un salaire de 40 sh. et plus, un changement de 2 sh. pour un salaire hebdomadaire compris entre 20 et 40 sh., de 1 sh. pour un salaire inférieur à 20 sh.
Un semblable résultat était obtenu en prenant considération de l’âge. Il ên a été ainsi à Flensbourg, ville allemande du Schleswig- Holstein, qui fit une application générale de l'échelle mobile pendant près de 3 ans. Cette expérience de l’adaptation automatique avant la débâcle de l’année 1923 est la plus complète et la mieux connue de celles qui ont été tentées en Allemagne :
De janvier à avril 1920, le renchérissement du coût de la vie était
calculé sur la base des dépenses hebdomadaires d’un individu, pour l’alimentation, le chauffage, l'éclairage, l'habillement, le logement et les impôts.
Le pourcentage d'augmentation constaté par rapport à janvier 1920 était appliqué aux salaires moyens de l’ensemble des industries et déterminait l'indemnité de vie chère.
Mais celle-ci n’était accordée intégralement qu'aux ouvriers âgés de plus de 23 ans, Ceux de 20 à 23 ans n’en recevaient que les 5/6, Les
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ouvriers de moins de 20 ans et les ouvrières n’en obtenaient que la moitié. À
A partir d'avril 1920, la hausse du coût de la vie fut calculée d’après les dépenses hebdomadaires d’une famille de 4 personnes et par rapport au mois précédent. Le pourcentage d'augmentation constaté était appliqué au salaire moyen du mois précédent, dans les proportions cidessus indiquées. Il en fut ainsi jusqu'en mai 1921, non sans quelques difficultés du côté ouvrier provoquées par la baisse de l'indice en sep-
tembre 1929. En mai 1921, le fonctionnement de l'échelle mobile fut suspendu, mais en juillet, les organisations patronales et ouvrières se
mirent d'accord pour reprendre l'application du système avec quelques modifications.
A partir de novembre" 1921, les ouvrières de plus de ?23 ans qui, jusqu'alors, n’avaient touché que la moitié de l’indemnité, en reçurent les 2/3.
A partir de juin 1922, la répartition de cette indemnité suivant l’âge fut à nouveau modifiée :
Les ouvriers au-dessus de 23 ans et les hommes mariés en recevaient la totalité.
Les ouvriers âgés de 20 à 23 ans et les ouvrières de plus de 28 ans en touchaïient les 5/6.
Les ouvriers de 18 à 20 ans et les ouvrières de 20 à 23 ans en recevaient les 4/6. |
Les ouvriers de moins de 18 ans et les ouvrières de moins de 20 ans en recevaient la moitié.
Le système fut abandonné en novembre 1922 en raison des difficultés qu’il entraînait pour la marche économique de l’industrie.
11°) Souvent, une discrimination était faite entre les travailleurs au temps et les travailleurs aux pièces, ces derniers ne recevant qu'un pourcentage d'augmentation inférieur à celui des travailleurs au temps.
Les ouvriers au temps de l’industrie lainière du Yorkshire recevaient une indemnité de vie chère de 10 %, pour toute hausse ou baisse de 10 points de l'indice, mais les ouvriers aux pièces ne recevaient, dans les mêmes conditions, qu'une prime de 8,2 ou 6,5 9.
12°) Citons le système appliqué aux fonctionnaires anglais, plus complexe :
Pour tout traitement annuel de 1914, inférieur à 91 livres, une indemnité de vie chère correspondant à 130/100 du traitement de base