HORS
Cette conception de la valeur de la monnaie inconvertible contredit évidemment l'existence du lien quantitaüf entre une telle monnaie et les prix. Mais de là Simiand revient à la monnaie à base de métal précieux et s'attache à montrer que la même conception doit s'y appliquer. Ce n’est, dit-il, ni la valeur du métal marchandise, ni le coût de production qui peuvent expliquer la valeur de cette monnaie; mais ne seraitce pas « la relation entre la masse des moyens monétaires el la masse de leurs emplois » ? De nouveau notre auteur rencontre la théorie quantitative, sous sa forme la plus souple celte fois. Il va s'appliquer encore à la refuter: [1 met d’abord en évidence la quasi impossibilité de déterminer ces masses dont la relation devrait fournir la valeur de la monnaie. Il est possible sans doute de calculer le stock cumulatif des métaux précieux. Mais il est déjà bien difficile de dénombrer tous les emplois actuels d’une monnaie, car en outre des biens et services (15), il faut faire état des emplois en « réserve », en «attente ». Et le plus grand obstacle est ailleurs encore : une appréciation de valeurs est fondée non seulement sur des éléments actuels mais sur des prévisions. Il faudrait donc pour déterminer la valeur de la monnaie faire état de tous les emplois possibles que lès hommes en envisagent et aussi de leur prévision quant aux quantités qui pourront en exister dans l'avenir. L’obstacle paraît bien infranchissable.
(15) Une des voies par lesquelles on à tenté de justifier récemment la théorie quantitative, consiste à dire que l'indice des prix ne représente pas toutes les valeurs échangées contre de la monnaje parce qu'il ne fait état que des marchandises. Cela expliquerait les décalages entre la variation de l'indice des prix et celle «des moyens monétaires, M. Divisia, nous a-t-il semblé, représenierait en France cette tendance.