ESA RER
d'un bloc et se modifieront dans une même proportion. C'est l'hypothèse « qu’une cause monétaire agira de la même manière sur tous les prix. Selon M. Divisia cette hypothèse est « purement gratuite » (4) et c’est pourquoi l’on peut mettre en doute les valeurs de tous les indices de prix couramment utilisés.
Pourtant, cette idée de bon sens, d’une variation globale des prix, ne peut être complètement erronée. Il doit y avoir « un centre de gravité des prix » (5) M. Divisia va donc rechercher une définition précise de l’indice monétaire, ou de la valeur de la monnaie, qui en est l'inverse.
Cette définition ne peut être rigoureuse que si nous posons les conditions qui à chaque instant déterminent la valeur les conditions qui, à chaque instant, déterminent la valeur « Nous ne pourrons parvenir, dit M. Divisia, à définir la valeur de la monnaie qu’en écrivant une condition qui doit vérifier cette valeur. Or les conditions auxquelles obéit la valeur de la monnaie ne sont pas tellement nombreuses nous n’en connaissons qu'une pour le moment, la loi quantitative de la monnaie » (6).
Par rapport aux déterminations courantes de l'indice monétaire, il y a donc ici renversement de la position empirique à la position déductive. Si la « loi quantitative » s'impose à notre esprit, elle lui impose en même temps une certaine définition de la valeur de la monnaie, et par conséquent elle permet de déterminer avec rigueur les variations de cette valeur, les variations du niveau général des prix. « Si la loi quantitative de la monnaie est une loi précise, elle implique une certaine définition de la valeur de la monnaie;
(4) Economique rationnelle, p. 256.
(5) Revue d'économie politique, 1925, p. 860. (6) Idem, p. 995.