LA YA
pauvres mais studieux ? Pourrait-elle continuer son œuvre si, un Jour, avant même de faire paraître les ouvrages d'un de nos grands auteurs, elle se voyait réclamer une dîime considérable, pour elle, et constituant une avance écrasante devant laquelle il faudrait se soumettre ou se démettre ?
Toutefois si l’on convenait d’un droit il ne pourrait être que très faible et, par conséquence, impuissant à dissuader un libraire de rééditer un Balzac. Et alors ?
Mais serait-ce un impôt en faveur du Trésor ?
On comprend aisément que cette main-mise du fise sur les créations intellectuelles apparaîtra toujours insupportable aux auteurs ; on peut dire que tous ont fait entendre, à cet égard, leur protestation plus ou moins indignée.
On ue peut guère concevoir, comme perceplion, que celle qui serait assurée par la collectivité représentée de tous les hommes de lettres et comme redevance, celle, seulement, qui serait destinée à une caisse dont bénéficieraient, sur la justification de titres exigés, les membres de celte grande famille, dont le lien de parenté serait l’Intelligence.
Et tout naturellement, on en arrive à insister sur ce point, que la « Société des gens de lettres », telle qu'elle
est, ne pourrait être considérée comme qualifiée pour
représenter les écrivains, pas plus qu'un groupement
quelconque qui aurait le droit — et qui n y manquerait