CARTE
CATHELIN, dans une communication à l’A. F. U,, en 1930, cite le cas d’un malade, déjà opéré antérieurement sans succès, réopéré sans plus de succès par lui, et chez qui la néphrectomie, pratiquée plus tard par un autre chirurgien, montra le calcul qui avait échappé à deux interventions conservatrices.
Les cas de cet ordre sont fréquents, et en voici la cause : I
a) Tout d’abord, l'exploration est fatalement très sommaire dans les reins impossibles à extérioriser :
en cas d’adiposité extrême du malade, de brièveté anatomique du pédicule ou de volume excessif du rein ;
en cas de rein anatomiquement fixé (rein en fer à cheval, par exemple, comme c’est le cas dans notre observation 19) ;
en cas de rein pathologiquement fixé par de la périnéphrite inflammatoire ou ‘des adhérences résultant d’une intervention antérieure.
b) Même si l’on peut extérioriser complètement le rein, l'exploration manuelle ou instrumentale du rein et de ses cavités est en pratique forcément incomplète.
Il nous semble inutile d’insister sur la complexité morphologique de la cavité pyélo-rénale et son extrême variabilité, sur l’étroitesse de l’abouchement pyélique des calices dans beaucoup de cas.
* Sur ce terrain de l’exploration rénale se sont battus autrefois bon nombre de partisans respectifs de la pyélotomie et de la néphrotomie, ces derniers reprochant à la pyélotomie son insuffisance comme moyen d’exploration. Ce sont ces discussions qui ont suscité les