La rétention
Le rôle de la rétention, pour être moins classique que celui de l'infection, n’en est pas moins connu depuis longtemps, et CIFUENTES, dans son rapport au Congrès de Rome de 1924, signale que « la rétention « dans le rein atteint de pyélonéphrite sera une pré- « disposition à la reproduction calculeuse ».
FREDET, dans sa thèse, y insiste également, faisant remarquer que « c'est en se basant sur l'intégrité mé- « canique des voies urinaires que M. HEITz-BOYER a. « distingué la variété simple et la variété compliquée « du syndrome entéro-rénal, distinction qui, pour lui, « domine pour la plus grande part le pronostic de ce « syndrome ».
LEGUEU est revenu sur cette question, dans une communication avec FEY et CoïDAN, à la Société Française d’'Urologie en 1928, en apportant des faits précis ; il fait remarquer tout d’abord que l'infection n'est pas le seul facteur de récidive, car : d'une part, tous les malades qui, après l'opération, conservent des urines troubles, ne récidivent pas : d’autre part, alors que chez les uns les urines se clarifient rapidement, chez d’autres l'infection persiste, quoi qu'on fasse, et malgré les lavages du bassinet; enfin, il a vu « des calculs se faire sous le lavage », au cours du traitement de pyélonéphrites.
En étudiant par la pyéloscopie 17 cas de lithiase rénale opérés, et dont 5 ont récidivé, il trouve : sur 12 malades sans récidive :
| retard de contraction, | rétention partielle, | évacuation ralentie, 7 évacuations normales, (2 malades non examinés) ; sur > malades avec récidive :
5 retards de l'évacuation ; et il conclue à « un rapport certain entre le retard de l'évacuation et la réapparition du calcul ».
Ces faits étant établis, il est intéressant, au point de vue pathogénique : 1° d’étudier rapidement le rôle lithogène du facteur « rétention » ; 2° de rechercher les causes de la stagnation de l’urine dans le rein après l'intervention.