‹ Les Récidives de la Lithiase Rénale: Après Interventions ConservatricesChapitre 32 sur 73 · LEO LE · texte numérisé non relu

LEO LE

. . . c 9 tion et rétention retentissant alors mutuellement l’une sur l’autre.

C) TROUBLES DE L’ÉVACUATION CONSÉCUTIFS A L'INTERVENTION. — Pour un certain nombre d’auteurs (REHN, MARWEDEL, ROCHET, HERBST), le « Déplacement post-opératoire du rein » est susceptible de provoquer une torsion ou une coudure secondaire de l’uretère, d’où un trouble de l’excrétion rénale.

Ce déplacement est certain, et les calques radiographiques que nous publions (Observ. XVI et XVIII notamment), où l’on peut voir le bassinet dessiné par un calcul, avant l'opération d’abord, et ultérieurement par ia récidive, sont démonstratifs à ce sujet.

Mais peut-il provoquer la stase?

Pour TUFFIER et DELBET, la descente rénale ne produit pas de rétention, et DELBET l’a prouvé expérimentalement : l’uretère se rétracte, mais ne se coude pas; pour qu'il y ait coudure, il faut qu’il y ait adhérence de l’uretère en un point fixe.

Par /ailleurs, LEGUEU, NicOLICH, MaARION, HOGGeE, n'ont Jamais vu de rétention consécutive au déplacement.

CIFUENTES, ayant pratiqué trois pyélographies, six mois où un an après des interventions conservatrices, a trouvé :

un cas d’uretère dilaté et incurvé, mais sans dilatation pyélique,

un cas d'uretère sinueux, en S, avec une petite hydronéphrose,

un cas normal.

OC

Il conseille la néphropexie de sûreté, comme temps complémentaire de l'intervention, en présence de tout rein ptosé.

En conclusion, le facteur « rétention » paraît jouer un rôle capital dans la pathogénie des récidives, puisqu'il est capable :

de favoriser l'infection du rein après intervention pour lithiase aseptique,

de la faire persister après intervention pour lithiase infectée,

enfin, par son association avec l’infection, de favoriser grandement la reproduction calculeuse.

Et l’on conçoit dès lors l'utilité de l'étude de la motricité pyélique par la pyéloscopie après l’intervention, — dans la lithiase infectée surtout —, puisqu'elle permettrait, en quelque sorte, de formuler un pronostic éloigné :

1° les malades qui conservent une évacuation normale verront vite s’éclaircir leurs urines, et auront peu de chances de récidiver :

2° tandis que ceux qui ont une musculature pyélique affaiblie garderont des urines troubles, et devront craindre la récidive.

La difficulté pratique est, en effet, comme le fait remarquer MARION, « de faire disparaître ces évacuations pyéliques incomplètes ».

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