‹ Les Récidives de la Lithiase Rénale: Après Interventions ConservatricesChapitre 6 sur 73 · ART PIE · texte numérisé non relu

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que nouvelle, utilisée en Amérique depuis plusieurs années déjà et de pratique toute nouvelle en France (bien qu'elle y ait été préconisée depuis près de dix ans), le contrôle radiologique du rein extériorisé ;

d'autre part, on attache la plus grande importance à la désinfection pré-opératoire du rein, et surtout aux soins post-opératoires ; la thèse de FRÉDET, en 1928, insiste sur ce point.

Tout dernièrement enfin, le Congrès de la Lithiase Urinaire, tenu à Vittel en 1931, congrès où de nombreux rapports envisagent le problème sous ses angles les plus divers, vient prouver que la question n’a pas cessé d'’intéresser médecins et urologues.

Les récidives constituent évidemment aujourd’hui le principal écueil de la chirurgie de la lithiase rénale, et il convient d’en rechercher les causes, pour en tirer, si possible, des déductions thérapeutiques.

Tel est le but du travail que notre Maître, M. le Professeur GAYET nous a fait le grand honneur de nous confier commeé sujet de thèse. Il a mis à notre disposition les observations de son service : nous n’avons pas la prétention de tirer de leur étude des faits nouveaux. .Le nombre restreint des résultats éloignés que nous avons pu contrôler par nous-même ne nous permet d’ailleurs pas de baser notre travail sur ces seuls cas.

Nous nous contenterons donc d’ajouter notre statistique à la liste déjà longue de celles publiées en France et à l'étranger, et notre but sera surtout une étude critique des récidives, de leurs causes et des moyens prophylactiques que l’on peut actuellement leur opposer. É

Définition du sujet

Avant d'aborder cette étude, nous tenons à préciser deux points :

1° Tout d’abord, nous n’envisagerons pas les récidives de la lithiase urétérale; en effet, bien que nés dans le rein, et donc théoriquement soumis aux mêmes causes de récidives que les calculs rénaux, les calculs urétéraux, du fait de leur situation dans le conduit excréteur du rein, acquièrent une individualité clinique et chirurgicale très nette, et nous sortirions des limites que nous nous sommes imposées si nous voulions étudier les récidives dans ces cas. Celles-ci sont d’ailleurs rares, si l’on en croit le rapport de JEANBRAU, à l’Association Française d’Urologie, en 1909, et les travaux plus récents sur la question.

2° En outre, un bon nombre d'auteurs rattachent aux récidives les calculs formés dans l’autre rein, soit après néphrectomie, soil après intervention conservatrice. En réalité, il nous semble que ces cas ne doivent pas être interprétés comme des récidives, mais bien plutôt comme des manifestations espacées d’une lithiase bilatérale. En effet, la formation des calculs dans le rein opposé est évidemment, dans la grande majorité des cas, le fait de la diathèse lithiasique ; il s’agit de « calculs d’organisme », comme les appelait GUYON. La récidive du côté opéré est surtout une question locale ; l’infection en est un important facteur : il s’agit là surtout de « calculs d’organe ».

11 taut reconnaître d’ailleurs que cette distinction,

très nette au point de vue théorique, est de peu d'importance au point de vue pratique : la possibilité de calculs dans le rein opposé après l’opération, — que l’on parle de récidive ou de lithiase bilatérale, — et la gravité de la lithiase dans les reins uniques, doivent dicter la prudence dans les indications opératoires.

Ainsi donc, nous ne considérerons que les récidives dans le rein opéré, et nous envisagerons successivement au cours de ce travail :

1° la fréquence des récidives, d’après les diverses statistiques ; fréquence globale, et variations suivant les caractères de la lithiase et les interventions pratiquées ;

2° l’aspect anatomique et clinique des récidives ;

3° l’étude des causes ;

4° à la lumière de la pathogénie, les moyens prophylactiques dont nous disposons :

5° enfin, les indications thérapeutiques en présence de récidives graves.

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