Petrus Cyrnæus, De rebus Corsicis, lib. II
pi* L’ARQUEBPSE DE COUPÏÊQNE.
une grêle de traits. Ils se servaient .aussi de bombardes à main en airain fondu, gemblables pour la forme à une canne forée ; on les appelle escopeltes. Ceux qui les portaient lançaient, par l’impulsion dij feq, un gland de plomb qui perçait un guerrier et sa cuirasse. » .
Ces firmes devinrent bientôt communes. Dans une rencontre auprès de Tpro, en 1469, les trqupes de Ferdinand en étaient abondamment pourvues. Antonio de Nébrija, auteur contemporain, qui a éprit en latin deux décades du règne de Ferdinand et d’Isabelle, rend ainsi compte de cette affaire *,
« Mais le plus grand nombre, atteint par les boulets des bombardes, ou par les balles des escopettes, ou tombe, ou se retire du combat couvert de blessures. » Hernando del Pulgar, qui à la même époque écrivait en castillan la, cbroniijue des rois catholiques , raconte ainsi le même événement i « Les soldats'de don Fnrique prirent la fuite, surtout à cause du dommage que leur causèrent, à la première rencontre, les espingardes et rarlillerie qui se trouvaient en grand nombre dans l’armée du prince. » Le mol castillan espiggarda est une onomatopée aussi bien que celui de schioppo. Quant à celui d’arquebuse, il n’a pas servi dans le principe à désigner une arme à feu. On employait à la