‹ Les récits du châteauChapitre 17 sur 35 · HUITIÈME SOIRÉE · texte numérisé non relu

HUITIÈME SOIRÉE

Le fermier écossais et st s fîiles.

Barton était un honnête fermier, vivant du fruit de son travail. Il avait perdu sa femme qu'il avait toujours aimée tendrement , parce qu'elle avait été comme lui , simple , douce et vertueuse. 11 possédait deux filles de la plus grande beauté : l'aînée se nommait Lucile, la cadette Anna: mais ces enfants, loin d'ajouter à son bonheur, le détruisaient peu à peu par leur conduite insensée et leur orgueil démesuré. Parce qu'elles étaient belles, elles se croyaient appelées à briller dans le monde , et se trouvaient irès-malheureuses , très-humiliées de rester cachées aux regards de la société dans leur campagne solitaire. Leur père était si bon , qu'il leur pardonnait tous leurs capi'ices et se soumettait trop facilement à leurs volontés. Parfois il les conduisait à la ville aux jours de grandes fêtes , et ne revenait à sa ferme qu'après leur avoir acheté de nouvelles robes. Leurs fantaisies et

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