BARTON
C'est que je m'aperçois que vous êtes sur le penchant de votre ruine.
LUCILE
Oh ! ne vous effrayez pas ainsi. Vous changerez un jour de langage , car un temps viendra où vous serez fier de vos filles. Elles ont devant elles un avenir brillant et glorieux.
BVRTON.
Je n'en sais rien ; mais si vous m'en croyez , vous laisserez là vos illusions pour songer au présent et pour vivre modestement comme vos semblables. Suivez l'exemple de votre frère Richard. H ne reste pas chez moi les bras croisés, il ne passe pas toutes ses journées à se parfumer, à soigner sa chevelure et sa toilette... »
Richard entra en ce moment , le hoyau sur l'épaule. Son père lui dit :
« Richard, je réprimande un peu tes sœurs-, je les engage à ne point nourrir des prétentions qui ne leur conviennent nullement. Ai-jctort, mon fils?