CHAPITRE IV. 7!l
fait pratiquer un petit canal pour amener les eaux du dehors, et une petite fenêtre, qu'il tenait toujours recouverte d'un voile, pour recevoir le peu de pain qu'il mangeait. Dans le jour, il portait sur sa tète une pierre énorme que deux hommes eussent eu peine à soulever; la nuit, pour ajouter encore à ses mortifications de la journée, il attachait aux bouts de son bâton deux pieux, et appuyait sa tète sur ce bâton horizontalement étendu afin de s'empêcher de dormir; il guérit beaucoup de malades avec le signe de la croix. Sur les derniers temps de sa vie, il crachait le sang abondamment; sa mort arrivant, il abattit la porte de sa cellule, fit entrer de nombreux fidèles qui lui apportaient le tribut de leur vénération, de leur confiance, de leucadmiration , et mourut au milieu d'eux. Tous alors répandent des larmes , et, se prosternant, les uns baisent ses pieds, les autres se disputent les bords de ses vêtements; quelques-uns enlèvent aux murs les taches de sang dont il les avait couverts dans sa douloureuse maladie. Ils se fussent crus malheureux, s'ils n'avaient remporté quelques souvenirs d'un aussi grand saint.
.Nous voudrions dire ici les vertus d'un .lu-
RECLUSERIES.
nier» , d'un Platon , et de tant d'autres qui ont illustré les annales de la réclusion , mais la troisième phase de Finstitution nous réclame , à elle maintenant notre attention.