CHAPITRE V. lOo
grand écrivain du l'Eglise d'Orient, saint Théodore le Studite , mort l'an 826.
Le Père Sirmond en a donné en vers iamb'ques la traduction suivante.
In inclusum.
Inclusus il le est qui , procul ab affcctibus , Toto reclusit in Deum se pectore , Froeno coercens mentis errores vagos , Animumque curis erigens cœlestibus .
Precibus inhaerens quoe perurunt dœnione.? , Et quo retrusae res patent silentio, Spe, gaudioque nescius fatiscere, Labore corpus et famé exercens gravi.
Hymnos, gemente spiritu , jugiter canens; Hic angeli ritu , ore conspicuo nitens Diù intuentem corda collustrat face.
Nil unquàminane suetus ad risum loqui : Sed quo juvari sentiant se qui audiunt; Nec sic profusa3 dans vola loquentiae.
Haec assequi si potis es, in tuto est salus. Sin, ad gregalem protinus vitam redi Ubiporrb agones excolas asceticos (1).
En faveur de ceux qui ne pourraient recourir au grec , ou qui ne connaîtraient pas le latin , j'ai essayé la traduction suivante :
!) s;rmond, Oyer. Var., t. V, p. 770.
104 RECLUSERIES.
Des terrestres amours oublier la douceur, Renfermer en Dieu seul le secret de son cœur, Elever sa pensée au-dessus de la terre, Aux rêves de l'esprit mettre un frein salutaire , S'armer de la prière , effroi des noirs démons , S'entourer du silence aux mystères profonds, Boire au torrent du vrai l'espérance immortelle : Par la faim, le travail dompter la chair rebelle , Etre pur comme l'ange et comme lui pieux, Chanter en gémissant les cantiques des cieux, Réjouir le regard qui sonde les pensées ; Et, quand viennent à vous des âmes affaissées, Sans déployer la voile à mille vains discours, Offrir à leur détresse un généreux secours. Telle est du vrai reclus , la loi ; peux-tu la suivie ? Elle inscrira ton nom dans l'éternel livre ; Ne le peux-tu? dès-lors, vers tes frères descends, Chante , médite , prie et combats dans leurs rangs.
On trouve encore dans les œuvres du même saint plusieurs lettres à des reclus et à des recluses. Mais il n'est pas bien démontré que ces reclus ne fussent pas des ermites ordinaires, et ces recluses de simples religieuses, qui vivaient dans un môme monastère ; je ne les citerai donc point. On peut les voir dans le tome III , page 836.
La seconde pièce est de l'illustre saint Ber-