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LA PHOTOGRAPHIE LA NUIT

De tous les moyens qui ont été proposés pour éclairer les modèles la nuit, un seul est véritablement à la portée de l'amateur : la combustion du magnésium. On brûlait autrefois le magnésium en rubans ; mais, comme le passage brusque de l'obscurité à une lumière intense et prolongée fait grimacer le modèle, on préfère maintenant brûler instantanément le magnésium, en l'insufflant, sous forme de poudre, dans une flamme. L'un des appareils les plus commodes à employer, est le revolver photogénique (fig. 8), qui contient une réserve de poudre de magnésium pour 20 poses. Après chaque pose, il suffît de tourner une manette pour laisser tomber dans le tube une charge de magnésium, qu'une pression sur une poire de caoutchouc envoie ensuite dans la flamme.

Lorsqu'un éclair n'est pas suffisant, on en donne successivement deux ou trois; mais cette façon d'opérer, qui convient fort bien pour une reproduction, ne donne pas un bon résultat pour le portrait, car le modèle a des chances de bouger entre les poses. Il est préférable de relier ensemble plusieurs appareils, et de produire simultanément les deux ou trois éclairs. On groupera d'ailleurs les sources lumineuses des deux côtés du sujet à photographier, dans des positions telles que l'éclairage ne soit pas trop dur. Pour un portrait, on mettra, par exemple, deux charges de magnésium, l'une un peu plus forte que l'autre, à deux ou trois mètres du modèle, une de chaque côté, et à une hauteur de 20 centimètres environ au-dessus du niveau de la tête.

Il va sans dire que l'éclair magnésique ne doit jamais être visi-

Fi.i^-. S.

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