‹ Les réfectoires scolairesChapitre 15 sur 26 · AVANT-MIDI APRKS-MIDI · texte numérisé non relu

AVANT-MIDI APRKS-MIDI

prÉpirixioiis (ilinilrej, — Ntnas Occupations ménagères

Potage(bouilion). 1 Tremper le linçe : bavettes.

BœufbnuilU. manches, essuie mains, nap-

Pommes.de Uirres et légumes. | pes, aeniettes, tabliers, etc.

Potage aux légumes.

Fricadelles ihachis composé du restant du bouilli, de viande

e du linge (groQ|ie de si

Potage aux légumi Mouton : épaule o\ Pommes de terre e

î. I Relever le linge, le mettre en

ragoût, cuvelle, le rmcer, le mettre

navets. | sécher.

Purée aux pois.

Saucisses.

Choux de Bruxelles.

Amidonner ■

partie du linge pendant la préparation du dîner ; aprèsmidi, congé à partir de deux heures.

Vendredi :

Continuation du repassage.

Purée aux haricots.

Riz au laie, ou pommes de

terre écraj^ées au lait et au 1

beurre, et œufs en omelette. I

Samedi :

Soupe aux légumes. 1 Nettoyage général : salle, meu-

Boudins noirs. blés, poêles (cuisinière), poêle

Choux verts, I à repasser, chaudière (dite

- douche"), ustensiles de mé-

I nage. vitreB, etc.

Il y a permutation entre les groupes d'élèves, de manière que, au bout de trois semaines, chaque jeune ménagère a préparé tous les menus et exécuté tous les travaux indiqués ci-dessus.

Pour les élèves non occupées au ménage, leurs aprèsmidi sontconsacrés : le lundi, aux travaux à l'aiguille; le vendredi, au dessin ; le samedi, aux divers raccommodages de vêtements.

Durant ces exercices, l'institulricc do la classe met les jeunes ménagères de la veille au courant des leçons a leur a'

La cantine scolaire de Helraet nourrit les six ménagères, la servante^uisinière et cinquante à soixante Bébés de l'école gardienne. Ce demiw contingent se compose : 1" d'enftints habitant très loin de l'école; 2" d'enfants- dont les parents sont absents à l'heure de midi ; 3" d'enfants chétifs qui semblent ne pas être bien nourris chez eux,

II, — Section ménagère et cantine scolaire de la rue Josaphat, — La section ménagère de l'école n' 7, rue Josaphat, comprend 18 à 21 élèves de la 2* année d'études du 3« degré.

Cette section diflère de la précédente en plusieurs points.

Elle est divisée en fi groupes de 3 élèves chacune. Chaque groupe ne fonctionne qu'un jour par semaine.

Les élèves détachées à la section ménagère, après avoir fait le marché, le matin avp.nt les heures de classe, accompagnées de la servante-ménagère, assistent aux deux premières leçons de la matinée (les travaux de cuisine ne commencent que vers 10 heures). Elles reçoivent l'après-midi, pendant les leçons d'ouvrage et de dessin, des explications au sujet des leçons dominées entre 10 heures et midi.

Les autres occupaiions ménagères sont exécutées par groupes de 9 éîéves, le mercr&ii et le samedi, aprèsmidi. Le mercredi, 4 élèves lavent, 5 nettoient. Le samedi, les lavandières du mercredi repassent le linge ; les netioyeuses nettoient les meubles, les ustensiles et les locaux.

La semaine après, c'est l'inverse.

La cantine scolaire fournit un repas complet aux 3 ménagères, à la servante-cuisinière et à 30 à 40 bébés du jardm d'enfants.

Comme à Helmet, le diner comprend un potage, de la viande, des pommes de terre et légumes.

Le menu varie tous les jours. Les jeunes ménagères sont même initiées à faire une tarte, un flan, de la pâtisserie ordiiiaire.

Les petits invités de la canline sontr 1" des enfants d'ouvriers et de petits omplojés, dont la mère s'absente toute la journée ; 2" des enfants nécessiteux ; 3" des enfants d apparence chétive.

Les directrices, les institutrices des classes supérieures et les institutrices gardiennes collaborent active- " mont au services des sections ménagères et des cantines. C'est à leur dévouement, à leur esprit d'initiative, qu'est due la bonne réussite de ces institutions.

L'Inspecteur médical des écoles, le docteur Thejskens, assisté du docteur Wibo,- conseiller communal, procède périodiquement à la mensuration de la taille et du périmètre de la poitrine, ainsi qu'à la pesée des enfanls qui fréquentent les canlines. La comparaison entre les résultats successifs de ces opérations de contrôle permet de juger sûrement de l'influence salutaire qu'exerce sur l'organisme de certains enfants débilités une nourriture same, abondante et substantielle.

Coût des repas : Helmet, prix moyen do la portion, 0,08 ; rue Josaphat, prix mojen de la portion, fr. IL La portion revient moins cher à Helmet (partie rurale) qu'au faubourg, pour les deux motifs suivants : 1" les enfants de Helmet mangent relativement peu de viande et préfèrent les légumes ; 2" les légumes et les pommes de terre sont acbetés do première main chez les maraîchers de l'endroit.

D. — Cette organisation de Sehacrbeek est tout à fait intéressante ; n'a-t-on pas agi de même dans les autres faubourgs de la capitale ?

L — A Saint-Glllea. Les cantines scolaires furent d'abord l'œuvre d'un cercle privé. Le Progrès. A la suite de débats intéressants, le 15 et 21 décembre 1905, le 8 février 1906, le Conseil communal, réalisant l'accord des partis, a voté le règlement suivant, aujourd'hui appliqué :

Art. 1. — Il est créé des cantines scolaires. Ces can- ■ tines sont organisées dans toutes les écoles primaires et

gardiennes communales poiir les élèves de ces écoles et dans un ou plusieurs locaux communaux pour les autres enfants en âge d'école {élèves des écoles catholiques et cnfanis quelconques).

Art. 2. — L'admission des enfants est subordonnée à une demande écrite dt's parents adressée au Collège des bourgmestre et échevins. Les enfanis doivent avoir leur domicile dans la commune.

Art. 3. — La part contributive des parents aux frais dos cantines est fixée à 5 centimes par repas.

Art. 4. — Le Collège est chargé dos mesures d'organisation et d'exécution de la présente résolution.

Le prix moyen du repas calculé sur les denrées alimentaires = fr. 112.

Le prix moyen du repas calculé sur le total des dépenses = fr. I-IS'I.

A Ix0lie*. Au point de vue pratique, c'est peut-être à Ixelles que les cantines sont le plus complètement organisées. Nous n'envisageons pas ici le point de vue social, car sous cet aspect Saint-Gilles et Schaerbeek réalisent mieux l'œuvre en admettant tous les enfants en âge d'école, qu'ils appartiennent ou non à l'cnsei^ement officiel. A Ixelles, les cantines ne sont organisées que pour les élèves des écoles communales. Voici comment :

C'est une société privée. Le Denier de l'Instruction, qui, depuis bientôt vingtrcinq ans, se charge de ce servip«, aidée par les subsides qui atteignent aujourd'hui la somme de 13,000 francs pour les cantines. Celles-ci donnent un repas complet à midi et, à quatre heures, un bol de café au lait.

Leur fonctionnement ne se borne pas aux seuls mois il'hiver. Depuis la rentrée d'octobre, les repas se donnent et ils continuent jusqu'aux vacances de juillet.

Les organisateurs ont estimé, et le Conseil communal a bien voulu pai'tager cette manièi-e de voir, que les repas pendant 70 ou 90 jours ne constituent qu'une

réforme partielle et, qu'une fois admis le principe qu'il faut relever çhvsiquement l'enfance do nos écoles, il n'est pas possible d oublier quo les petits estomacs ont faim aussi du mois de œai's au mois de novembre. Il est certain cependant qu'avant l'hiver et après celui-ci le nombre d'enfants est moins grand. Quand les ouvriers en ont les moyens, ils tiennent à éjever leurs enfants au fo y'er familial.

L'année scolaire est ainsi divisée en trois périodes :

1" du 14 octobre au 16 novembre (26 jours), JOO enfants ont fréquenté les cantines (soit 10,500 dincrs); 2" du 18 novembre au 5 mars, 600 enfants; 3" du 6 mars au 20 juillet, nous comptons sur 250 à 300 enfants (moyenne).

A titre de renseignements pratiques, voici quelle est la composition du dinor et son prix de revient (les proportions sont prises dans une des cantines fréquentée par 126 enfants).

Lundi (13 centimes par enfant), soupe-bouilton : bouilli. lOkil. 8; légumes, 500 gr.; tapioca, 300 gr.; caroLies, 7 kil. 500 gr. ; pommes de terre, 26 kil. ; oignons, 1 kil, ; pain, 4 kil.

Mardi (12 centimes par enfant), soupe à l'oignon : oignons, 4 kil.; pommes de terre, 7 kil. ; os, 400 gr. — Lard, 4 kîl. ; oignons, 1 kil. ; pommes de terre, 33 kil. ; pain, 4 kil. ; choux, 1 fr.

Mercredi (14 centimes par enfant), soupe aux carottes : carottes, 5 kil. 500 gr. ; oignons,' 3 kil. 200 gr. ; pommes de terre, 4 kil, — Carbonnàdcs, 10 kil. ; jHimmes de terre, 31 kil. ; oignons, 2 kil. ; carottes, 1 kil, ; pain, 4 kil.

Jeudi (15 centimes par enfant), soupe aux pois : pois, 2 kil. 500 gr. ; oignons, 1 kîl. 500 gr. ; pommes de terre, 5 kil. — Boulettes : viande, 7 kif et pain, 1 kil. ; gâteau : œufs, 3; pommes de terre, 33 kil, et lait, 1 litre; pain, 4 kil.

Vendredi (11 centimes par enfant), soupe^aux caj'ottes

(voir mercredi). — Riz au lait : riz, 8 Itil. ; lait, 17 litres; sucre, 2 Itil. 750 gr. ; pain, 4 kil.

Samedi (13 centimes par enfant), soupe aux pois (voir jeudi). — Foie de bœuf, 9 lîil. 200 gr. ; oignons. 2 kil. ; , lard, 350 gr. ; prunes, 2 kil, ; pommes de terre, 31 kil. ; pain, 4 kil.

Il faut ajouter à ces; prix les frais généraux (préparation, service, matériel),' qui se montent à environ 7 centimes par portion; le repas revient donc en moyenne à 20 centimes.

Comme boisson, dit M. Vinck à qui nous empruntons ces renseignemenis, nous ne donnons que de l'eau. Ce que précédemment nous dépensions pour de la bière, nous l'avons ajoutai aux aliments; les enfants ne sont que plus e( mieux nourris.

En outre, nous donnons à 4 heures, aux enfants gui restent à l'étude, un bol do café au lait, qui nous coûte (tous frais inclus) 2ccnlimcs.

Depuis le l'^'" janvier 1908, grâce à un subside de 2,400 francs pour la surveillance, les enfants fréquentant la cantine peuvent rester à l'école de 12 heures à 1 il. 30. Cette innovation présente de nombreux avantages : les enfants ne vagabondent pas, ne se refroidissent pas et ne se mouillent pas; le repas se prend moins rapidement, l'instituteur n'étant pas presse de rentrer chez lui, peut surveiller l'éducation des enfants, etc.

Voici donc trois mois e( .demi que ce, régime dure. Les résultats sont déjà marquants au point de vue de l'aspect physique dos enfants, de l'assiduittj et de l'attention scolaires. (1)

A Liège. De^iuis 1891, la ville de Liège dépense plus de 20,000 francs par an pour le service do l'alimentation de 3000 enfants des écoles Frœbel.

A Charlopoi. L'œuvre de la soupe scolaire, qui

(1) Du Peuple, 1908, n» 38, sous 1» signature d'Emile Vinck.

existait depuis longtemps dans chaque école Frœbel, a élé étendue aux enfants pauvres des écoles primaires officielles en 1907. Il s'agit ici de soupes substantielles et non do repas complets.

L'œuvre est communale. Pour 1908, l'administration communale a voté des crédits im|X)rLants pour la distribution de vêtements aux enfants pauvres de ses écoles officielles et pour la goutte de lait. L'initiative vient donc ici des pouvoirs publics...

A Braine-le-Comte. L'œuvre du vêtement et dé la soupe scolaire est sortie de l'initiative privée. Elle n'est pas subsidiée. Pour ce qui concerne l'alimentation, en 1903-1904, 11,473 assiettes de soupe ont été délivrées à la population scolaire des hameaux et aux nécessiteux de la ville. (1)

Des essais furent tentés encoi'e à Soignies, Auvelais, Anvers, Chimay, Molenbeek, Nimy, Ittre, etc. Nous citons ceux que nous connaissons. Puissions-nous en avoir omis beaucoup d'autres.

D. — Voici encore quelques indications que je trouve dans un intéressant rapport (2) urésenté au premier Congrès international des (Euvres d'éducation Populaire, tenu à Milan en septembre 1906, par M. Charles Remy, directeur au ministère de l'instruction publique de Belgique. Il contient, outre une énuraération des nombreuses œuvres post-scolair« belges, l'indication des communes où est organisée la soupe scolaire. Ce sont : Alkcn, Anvers, Bilsen, Boisfort, Charleroi,

(1) A Braine-le-Comle, l'œuvre de la soupe scol ...

ses distributions dans les premiers jours de novembre pour les terminer Un mvs. Pour l'eïei'cice 1907-1908, l'Œuvre & tonttiojiiié du 4 novembre 1907 an 31 mars 1908; il a et* distribué 11.647 assiettes de soupe dont la pi'épurittioji a coûté fr. 341,35. ]1 a été tait en outre une dépense de 19 fr. pour achat et réparation d'ustensiles divers.

Il ne s'agit pas ici de l'epas tujtiiplets. mais de soupe seulement.

(2i Primo Conoresso itileriia^imicdeper le opère ai éducasione. popidare. — Mifan, 1907, — via Manzoni.

nzcj^iGooqIc

Cniyaliautem, Diepenbeek, Dinant, Forest, ôand, Jodoigue, Liège, Louvain, MoH, Ostende, Renais, Rothem, Tessenderloo, Tirlemont, Veldeghom, Verviers, etc.

L. — Cette liste n'est pas complète, puisqu'elle no comprend pas Ixellcs, Scliaerbeek, Saint-Gilles, mais elle montre que l'idée a déjà reçu de multiples applications. Nous n'avons pu avoir de renseignements précis sur la plupart de ces institutions, mais nous croyons pouvoii' dii'e qu'elles sont encore tout à fait rudimentaires et tr^s loin d'avoir l'ampleur qu'on leur souhaiterait.

D. — Notons, à propos du Congrès dont nous venons de parler, d'autres rapports inléress;uAs sur les réfectoires scolaires, notamment, de M. Temmerman, au nom de la Ligue de l'Enseignement, et de divers délégués italiens sur l'œuvre existant en Italie. La commune de Padoue, entre autres, donne le repas à plus de trois mille enfants chaque jour. Le Congrès a émis un vœu UDaniï&e en faveur de rétablissement et de la généralisation des réfectoires scolaires.

Il serait intéressant encore de savoir ce qu'on fit ailleurs. Jean Lahor, le poète délicat auquel on doit tant d'initiatives démocratif|ues, ne parl(^-t-il pas de la question, pour la France, dans son dernier livre sur l Alimentation ?

L. — Si, '■ Nous retrouvons à l'école, dit-il, l'assistance alimentaire; du moins pour les petits écoliers pauvres : je veux parler des cantines et des cuisines scolaires, chose excellente et d'une grande importance, pour les mêmes raisons que je donnerai à propos des jeunes gens et des jeunes filles travaillant dans lés magasins ou les ateliers. Il faut, aux enfants aussi et d'abord, toute la nourriture, et la nourriture saine, dont leur développement a besoin. Or, on sait ou l'on devine quels aliments misérables, et malsains souvent, beaucoup de ces pauvres petits apportent ou apportaient

de la maison à l'école pour leur déjeuner de midi. En France, comme à l'étranger, la création des cuisines scolaires est aujourd'hui îaite : leur cause est gagnée ; cette création, if ne faiit plus que l'étendre et la pei'fectionner. C'est un instituteur français qui en a eu la première pensée ; et ici cette fois et j'en suis heureux, c'est nous qui, je crois, tenons l'avance.

" Il j a maintenant, à Paris, 33,000 enfants qui déjeunent à midi dans les écoles, -les petits repas sont payés ou sont gratuîis. La graïuîté du repas de midi pour tous les écoliers indigents a été, au Congrès uhjgiène Alimentaire, demandée par M, Charles Dritssens. M. Driessens pense que le législateur, ayant décrété l'instruction obligatoire, est tenu de décréter aussi l'alimentation obligatoire, du moins des enfants pauvres, ce qui de fait existe en beaucoup d'écoles. La dépense de cette gi-atuîté n'ap])araUrai[ pas trop lourde:, si elle pouvait être quelque peu supportée par des dons volontaires, ou par une contribution très modeste des parents, qui, payant le déjeuner de leurs enfants, le paieraient, je suppose, cinq centimes de plus, enfin si toutes les écoles avaient l'enseignement mi^nager et l'outillage nécessaire destiné à cet enseignement.

" M. le D'' Merlin, traitant la question des cantines scolaires dans le département de la Loire, a montré que sur environ 43,000 élèves qui fréquentaient les 727 écoles du département (non compris Saint^Etienne et Roanne) au moins 9,000 enfants sont nourris de mets apportés froids, indigestes, peu nutritifs. C'est pitié, disait une institutrice, de voir des enfants faire plus d'une heure de chemin pendant l'hiver, pour arriver à l'tVîoleà 8 heures et y rester jusqu'à 5 heures du soir, sans trouver dans leur panier auire chose qu'une figue et un morceau de lard. Indéfiniment, dans l'enquête, revient avec monotonie la soupe froide ou réchauffée, alternant avec des fruits, un morceau de pain, de lard, de fromage, de la confiture, une gaufre ou une galelte dure et fade, souvent malpropre. Etonnons-nous ensuite, dit le D' Mer-

lin, de voir s'allonger chaque année, aux conseils de révision, l'interminable série des malingres, des racliitiqucs, des dyspepsiques et des tuberculeux. Je crois que cet état d' infériorité physique, qui dans noire race va s' aggravant, résulte trop souvent d'une nourriture défectueuse. C'est l'idée que je ne cesse d'affirmer en ce livre. " (1)

Roubaix, Marseille, Narbonne, Montluçon et d'autres cités françaises ont laars cantines scolaires.

D. — Il me parait que la France est, somme toute, au même point que nous. Un certain nombre d'essais, louables mais isolés ; assez pour montrer que la question est posée, mais bien peu encore en comparaison de ce qui serait à souhaiter.

L. — C'est la situation partout, semble-t-il. Nous trouverons des cantines scolaires à Londres et à Birmingham, à Haarlem et à Amsterdam, à Christiania et à Stockholm, en Italie, en Allemagne, en Autriche, aux Etats-Unis, mais toujours à l'état d'exception. Il par^t résulter seulement de nos recherches que les pays où existe l'instruction obligatoire sont en avance, au point de vue qui nous occupe.

En Suisse, il a été décidé, en 1893, d'aftcctcr 10 p. c. du produit net du monopole de l'alcool à la nourriture des enfants pauvres et aux colonies de vacances,

Page 1