X. — Conclusions
Pour que l'école produise ses bienfaits, une alimentation suffisante est nécessaire aux enfants qui la fréquentent.
A mesure que l'instruction est donnée aux enfants de toutes les classes sociales, le nombre des petits èlres ■
yché, par Jean Lahor, pages 18 et
insuffisamment nourris augmente, soit en raison du faible taux des salaires, soit en raison de l'ignorance ménagère des mères.
II faut établir des réfectoires scolaires pour remédier à ce mal.
Ces institutions peuvent être cniées par l'initiative privée ou à l'intervention des pouvoirs publics. Ce dernier mode parait préférable.
Elles doivent être ouvertes à tous les enfants des écoles sans distinction.
. Elles doivent donner, au moins pendant les mois d'hiver, une ration alimentaire complète. Il convient de réclamer des parents une légère contribution proportionnée à leurs ressources, |>our couvrir en partie les frais du réfectoire.
Les frais d'installation, nécessairement très variables, peuvent être évalués à mille francs pour un groupe scolaire de 200 à 250 enfants; les frais de fonctionnement, à moins de quinze centimes par enfant et par jour.
A. — Bibliographie utils à consulter.
Les Cantines scolaires, par Zéo (Bruxelles, Presse Socialiste, 1896. Epuisé).
Question des, Cantines scolaires, propositions et discussions au Conseil communal de St-Gilles, 1905-00 (Ixelles, Imprimerie générale, Huysmans, 131, chaussée d'Ixelles, 1906).
Rapport sur la situation des affaires de la commune de Saint-Gilles ; années 1905-06-07 (imprim. Paelman, rue de Suéde, 40, Bruxelles).
Enquête sur l'habillement, l'alimentation, la
propreté, Vétat de santé, la fréquentation scolaire des élèves des écoles communales, à' Schaerbeek (chez Becquart- Arien, imprimeur, 31, rue Van Arteveidû, Bruxelles).
('Ompte rendu des séa^ices du conseil communal de Bruxelles. Budget de 1897.
Le Réfectoire scolaire de Louvain, par Louis Hamandc, secrétaire de l'œuvre. (Prix fr. 25).
Quelques questions du salaire, par Waxweiler, D'^aerinslitutSolvay.
Pourquoi mangeons-nous? par ki D'' Slosse (publications de l'Institut Solvaj — Bruxelles, Miseh et Tliron, 1907).
' L'alimentation à bon marché, saine etrationnelle, par Jean Lalior et le D"" Lucien Graux (Paris, Félix Alcan, 1907).
Album illustré des écoles ménagères, par Juràs Lrmoine (chez L Vander|>oorten, 18, rue de la Cuillère à Gand),
Le Lendemain des Jeunes filles, par J. Lemoine (chez Lebt^gue, éditeur à Bruxelles).
Méthodes d'Education aiuc Etats-Unis jiar Orner Bujse iimprimerie Dclattre, Charlcroi 1908). Au Musée provincial, Cliarleroi.
L'Enseignement ménager, par Beaufreton(Leoolire, rue Bonaparte, 90, Paris, 1908).
Ce que nou3 pouvons faire pour les jeunes filles de la classe ouvrière : les classes ménagères, les cours de couture, etc., par P. Pastur (Gand, Vûlksdrukkerij, rue Hautport, 1908).
L'Edttcation domestique des Jeunes Filles, par Louis Franck (Larousse, Paris).
B. — L'Expérl«no« d« Marcinalla
J'ajoute ici quelques renseignements d'ordre pratique qui pourront être utiles à ceux qui, convaincus par ce qui précède, voudraient essayer d'instaurer chez eux le rétccLoire scolaire. -