‹ Les réflexes conditionnels: Leurs rapports avec l'immunitéChapitre 10 sur 24 · DISCRIMINATION · texte numérisé non relu

DISCRIMINATION

On constitue chez le chien un réflexe salivaire conditionné ayant pour point de départ l'émission d’un son de hauteur donnée. Une fois ce réflexe établi, l'expérience donne toujours un résultat positif, c’est-à-dire que la sécrétion s’établit dès que l’animal entend le son en question. Au contraire, le résultat est négatif si l’on emploie une autre note, même voisine. Les analysateurs établissent souvent la discrimination entre des sons différant seulement d’un quart

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de ton. De même, ils permettent à l'animal de distinguer entre deux sons de même hauteur, mais de timbre différent.

On peut créer un réflexe conditionné pour le bruit d’un métronome battant à 100 par minute. On constate alors que ce bruit rythmé provoque infailliblement le réflexe, tandis que l’expérience est négative si l’on fait battre le métronome à 96 ou 104. L'animal établit donc la discrimination entre ces rythmes cependant si voisins.

La discrimination n’est obtenue qu'après la disparition de la propriété suivante : l’irradiation.

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