EN
donner des réflexes conditionnels corrects — car, ainsi que nous l'avons vu dans le chapitre général traitant des réflexes conditionnels, ces réflexes demandent un certain nombre de qualités de la part de l’animal.
__ 0.-A. Ostrovskaya reprit les expériences de Metalnikov, confirma les résultats de°ce dernier en ce qui concerne la réaction cellulaire péritonéale, contesta les résultats concernant la formation d'anticorps.
Voici, en effet, les conclusions qu’elle tire de ses travaux.
1° Chez les cobayes ayant reçu des injections intrapéritonéales répétées d’antigène, associées à des excitations externes, le réflexe conditionnel établi pendant l’immunisation donne une réaction cellulaire du péritoine semblable à celle observée à la suite de l'injection de l’antigène.
2° Il'n’y a pas de rôle net du réflexe conditionnel sur l'élévation du taux des agglutinines. Tout au plus y a-t-il un peu plus de stabilité.
Il semble que cette deuxième conclusion soit erronée. En effet, la technique de expérimentation paraît être défectueuse. O. A. Ostrovskaya prend comme animaux témoins des lapins préparés comme les animaux-réaction; ils accusent également une élévation du titre d’agglutination, bien que n'ayant pas subi d’excitation conditionnelle spéciale.
Or, les animaux réagissent à l’excitant conditionnel comme il l’a été démontré, mais aussi à toute autre excitalion associée. Celles-ci peuvent être très nombreuses : transport au laboratoire, éclairage, vue de l’expérimentateur ou
même des instruments, certains détails qui passent inaperçus aux yeux de l’expérimentatéur. Nous ne prendrons comme exemple que l’expérience de Podkopaief, mentionnée au chapitre deuxième, qui, expérimentant avec apomorphine et son, obtenait les résultats cherchés (vomissement, défécation, sommeil) par le seul bruit de la seringue ou même par la seule vue de la seringue.
Ceci nous fait comprendre la technique des «tours de silence » de Pavlov, où pas un détail n’est superflu.