‹ Les réflexes conditionnels: Leurs rapports avec l'immunitéChapitre 8 sur 24 · SOMMATION · texte numérisé non relu

SOMMATION

Deux stimuli, dont chacun seul ne donne pas la salivation maxima, donnent, appliqués simultanément, la salivation maximale.

La sommation peut être de divers types. Nous en donnerons quelques exemples :

a) Une excitation tactile provoque un réflexe de salivation se traduisant par un écoulement de 60 gouttes dans un temps donné. Une excitation auditive entraîne la formation d'un réflexe rigoureusement identique. Si l’on applique simultanément les stimuli tactile et auditif, on obtiendra une excrétion de 120 gouttes, toujours dans l'unité de temps choisie pour l'expérience.

La sommation est en quelque sorte algébrique dans ce cas.

. — 23 — Parfois même la quantité de salive obtenue est de 140 gouttes : on parle alors de sommation dépassée.

b) Si, par exemple, on obtient un réflexe de salivation avec un son de 400 vibrations/sec., et un second réflexe de salivation avec un son de 700 vibrations/sec., lorsque l’on fait agir les deux vibrations simultanément, il y a sommation, mais la somme obtenue est plus faible que la somme algébrique des deux réflexes que traduit le nombre de gouttes de salive obtenues. C’est ainsi que, dans le troisième temps de l’expérience, on obtiendra 60 gouttes de salive alors que les stimuli appliqués séparément en donnaient respectivement 60 et 40. L’explication de cette anomalie apparente réside dans le fait que, dans ce cas, la sommation se fait à l’intérieur du même organe sensoriel, d’où la réponse globale plus faible.

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