‹ Les réformateurs avant la Réforme. XVe siècle. Jean Hus et le Concile de ConstanceChapitre 10 sur 274 · PRÉFACE. XXII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXII

quelque chose q,ui établit entre les chrétiens une sympathie plus vive, une plus étroite union que le même coin de terre où le hasard les aura fait naître, que le registre de la même église où leurs noms seront inscrits; on sent que, si on a dans le cœur une foi vivante, on est plus près, devant Dieu, de tous les vrais croyants de toutes les églises chrétiennes , que de l'homme frivole ou indifférent que nous rencontrons dans la nôtre; on n'est pas loin de reconnaître que les hommes qui ont marché à la clarté de l'Evangile, en prenant pour modèle celui qui l'a donné, sont concitoyens et enfants delà patrie céleste. En parcourant les sanglantes annales de l'histoire religieuse, on sympathise avec toutes les nobles victimes, qu'elles aient nom Jean Hus, Coligny, Wishart ou Morus; on flétrit ceux qui les ont immolés; on dit à ceux-ci avec Tertullien : « Ces échafauds a d'infamie où vous les attachez, ces sarments « dont vous les brûlez, ce sont les instruments a de leur triomphe, c'est leur char de vic- «toire(l). »

(l)Tcrlullioii, Apologct.

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