‹ Les réformateurs avant la Réforme. XVe siècle. Jean Hus et le Concile de ConstanceChapitre 252 sur 274 · II · texte numérisé non relu

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pas plus avant. Là il fit arrêter l'impératrice, qu'il retint prisonnière, et il eut un long entretien secret avec l'archiduc son gendre. Puis, sentant venir la mort, il fît entrer les seigneurs moraves, bohémiens et hongrois qui étaient accourus à Znoïma, auprès de lui ; il leur représenta qu'il importait à lu Hongrie comme à la Bohême de demeurer unies sous un prince habile, et leur désigna l'archiduc Albert comme plus en état que personne par ses ressources personnelles et par ses lumières de défendre ces deux royaumes. « Il serait le plus digne a de me succéder, leur dit-il, lors même qu'il ne a serait pas mon gendre (1). » Ayant obtenu l'assentiment de tous, Sigismond nomma des députés qu'il chargea de faire reconnaître à Prague l'archiduc d'Autriche comme son successeur au trône; il leur adjoignit Gaspard Schleick, son habile chancelier, et aussitôt après il expira (2). Avec lui s'éteignit la maison de Luxembourg, que Henri VII avait assise en 1308 sur le trône impérial, et qui avait donné quatre rois à la Bohême.

Sigismond eut plusieurs nobles qualités, et il était doué d'une certaine grandeur qui trop sou-

(1) Diibrav., Hisl. Bohem., lib. XXVII.

(2) Sigismond mourut le 9 décembre 1437, dans sa soixantedixième année.

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