X PRÉFACE
siens, à ceux qui aiment l'Évangile , mais qui refusent de reconnaître le christianisme pour divin , parce qu'ils le confondent avec les doctrines sacerdotales qu'ils ne peuvent admettre : à ceux-là nous rappellerons les grands principes invoqués au XYl^ siècle, et nous ferons voir qu'ils ont été proclamés el défendus par des voix courageuses longtemps avant que la Réforme en eût assuré le triomphe.
Aucun symbole d'ailleurs ne sera présenté ici comme le symbole unique, aucune formule particulière n'y sera produite comme la seule expression de la vérité hors de laquelle on ne rencontre qu'erreur et mensonge : la cause que nous voulons servir est celle de l'Église universelle : jugeant de V arbre parie fruit, comme l'enseignent l'Évangile et la raison, partout oii nous verrons des convictions chrétiennes manifestées par de bons fruits, nous reconnaîtrons l'esprit de l'Évangile. Il y a, pour nous, une religion supérieure à tous les cultes particuliers, au catholicisme romain comme au protestantisme; cette religion, c'est le Christianisme,