MEMBRES
Zabarelle lut à haute voix, mais lorsqu'il en vint à eelte dernière phrase où il était parlé de réformer le chef de l'Église, il s'arrêta; la force ou la volonté lui manquèrent pour achever : il omit également deux autres articles, et soutint qu'ils avaient été ajoutés contre l'avis général : le premier était relatif à la liberté dont le pape avait joui à Constance, et le second à la punition encourue par sa résistance obstinée au concile (1).
Les historiens ne sont point d'accord sur tout ce qui fut dit à cette occasion ; on n'a jamais su si Zabarelle agit ainsi volontairement et de son propre mouvement, ou s'il n'exécuta que ce qui avait été résolu d'avance dans le conseil secret des cardinaux (2) : la manière dont ils cherchèrent ensuite à tirer avantage de sa conduite rend cette dernière opinion probable. Ainsi furent annulés les résultats de la quatrième session , dont les cardinaux avaient conçu tant d'effroi : la séance fut
(1) Cùm carilinalis Florcnliniis venisset ad verba de reformatione in capito ot in membris, qiiae nationes in schcdiila dclerc omiserant, substitit, eaque falsa esse et praeter comnuinem deliberalionem addila asseiuit. Schlestraf., Com^. c/iron., p. 41.
(2) Von dcr Hardt, t. IV, p. 80, 87.