‹ Les réformes sous Louis XVIChapitre 18 sur 39 · DANS TOUTE LA FRANCE · texte numérisé non relu

DANS TOUTE LA FRANCE

l'assemblée secondaire. Le choix des vingt-six membres fait par le Roi n'était que provisoire : pour les années suivantes l'élection devait être la règle.

Les assemblées provinciales se réunirent dans les 21 chefs-lieux des généralités qui suivent :

Bourges (Berry), Montauban (Haute-Guyenne), Châlons (Champagne), Amiens (Picardie), Soissons (Sois-sonnais),Paris, ou plutôt Melun (Ile-de-France), Orléans (Orléanais), Tours (Touraine, Maine et Anjou), Poitiers (Poitou), Riom ou Clermont (Auvergne), Moulins (Bourbonnais et Marche), Nevers (Nivernais), Valenciennes (Hainaut), Rouen (Haute-Normandie) , Alençon (Moyenne Normandie), Caen (Basse-Normandie), Nancy (Lorraine et Bar), Metz (Trois-Évêchés et Clermontois), Strasbourg (Alsace), Perpignan (Roussillon), Auch (Gascogne).

Les assemblées provinciales, quoique convoquées parle roi, n'eurent pas lieu à Bordeaux, à La Rochelle, à Besançon, à Grenoble. Les parlements s'y opposèrent.

Les états particuliers furent assemblés, comme par le passé, à Montpellier (Languedoc), à Dijon (Bourgogne), à Rennes (Bretagne), à Lille (Flandre et Artois), à Pau (Foix, Bigorre, Béarn), et à Aix (Provence) : six provinces.

Ainsi, dans la plupart de nos provinces, plus de douze cents propriétaires se rassemblèrent,

à la fin de 1787, sur tous les points de la France et formèrent les assemblées provinciales , les conseils généraux d'alors. Les -assemblées secondaires (conseils d'arrondissements) se réunirent en même temps. Plusieurs milliers de personnes traitèrent de toutes les affaires de nos contrées.

Quel beau spectacle ! Nous allons montrer comme exemple notre Normandie, pays de sapience : les Assemblées provinciales et secondaires s'occupèrent de tous les intérêts publics avec une indépendance complète, commencèrent et même accomplirent des réformes et des innovations importantes. Mais nous verrons aussi un tableau déplorable, sur lequel la plupart des historiens de la France sont presque silencieux (i).

(1) Les annales particulières des provinces le confirment malheureusement.

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