‹ Les regicides etude historiqueChapitre 2 sur 22 · HIPPIAS ET HIPPARQUE · texte numérisé non relu

HIPPIAS ET HIPPARQUE

(509 av. J.-c.)

Tarquin I", dit Tarquin l’Ancien, o c roi de Rome, était un riche seigneur de Tarquinics.

Il vint s’établir à Rome, l’an 627 avant J.-C., et ne tarda pas à se rendre très-populaire par sa munificence et sa bravoure.

Ancus mourant le nomma tuteur de scs deux fils; mais bientôt les curies le proclamèrent roi (61 4 av. J.-C.).

H augmenta le nombre des sénateurs et celui des chevaliers ;

Ajouta deux Vestales aux quatre que Numa avait instituées;

Embellit et fortifia Rome ;

Y fit bâtir des aqueducs et des égouts;

Jeta les fondements du Capitole ;

Fit construire le Cirque.

Au dehors, il battit les Latins, les Sabins et les Étrusques, qui violaient continuellement les traités, et attaquaient les Romains, tantôt séparément, tantôt en se réunissant.

11 vint à bout de leur imposer des conditions de paix, sans abuser de sa victoire pour les ruin?r entièrement.

Cependant lés belles actions de Tarquin né

purent attendrir ceux qui ne souffraient sa domination qu’avec peine.

Les fils d’Ancus le firent assassiner par deux paysans, dont l’un lui déchargea un grand coup de cognée sur la tète (578).

Tarquin avait 80 ans ; il en avait régné 38.

Ses assassins ne recueillirent pas le fruit qu’ils se promettaient de leur forfait. Les deux paysans furent arrêtés; quant aux fils d’Ancus, ils se sauvèrent à Suessa Cometia, ville des Volsques.

Tarquin I" eut pour successeur son gendre Servius Tullius.

Les professeurs rationalistes admirent fort les assassins politiques.

On lit dans le Dictionnaire d’histoire de M. N.- Bouillet, conseiller honoraire de l’Université, inspecteur de l’Académie de Paris, ancien proviseur du collège Bourbon (aujourd’hui lycée Bonaparte), etc; : « Aristogiton, Athénien qui, avec son ami Harmodius, projeta de délivrer Athènes de la tyrannie d’Hippias et d’Hipparque. Harinc-

dius lut tué après s etre défait d’Hipparque. On se saisit d’Arisfogiton, et on le mit à la question pour lui faire déclarer ses complices. Il nomma tous les amis du tyran, qui furent aussitôt mis à mort. Interrogé s’il n’en restait pas d’autres, il répondit qu’il n’y avait plus qu’Hippias qui méritât de mourir. Le tyran le fit aussitôt conduire au supplice. Après l’expulsion d’Hippias (509), une statue et des fêtes publiques consacrèrent la mémoire de ces deux généreux citoyens. »

Pour les hommes qui ont conservé le- sens moral, ccs deux « généreux citoyens » sont des assassins.

Les traiter de généreux citoyens , c’cst encourager les âmes généreuses qui seraient tentées de les imiter; c’cst mettre les souverains hors la loi.

Mensonge historique, ineptie criminelle, politique sanguinaire, lâcheté sans nom, voilà cc forfait de plume.

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