HENRI II
Au milieu des fôtes du mariage de Philippe II avec Élisabeth de France, fdle aînée de Henri II, le règne de celui-ci se termina d’une façon tragique.
C’était à Paris, au mois de juin de l’an de de grâce 1559.
Un tournoi avait été établi dans la rue Saint- Antoine ; le roi voulut être lui-même un des tenants, avec le prince de Ferrare, les ducs de Guise et de Nemours.
Le 30 juin au soir, Henri II, qui rompait des
lances depuis trois jours, aux applaudissements de la cour et du peuple, s’obstina, malgré les prières de la reine Catherine de Médicis, son épouse, à en rompre une dernière avec Gabriel de Lorges, comte de Montgomery, capitaine de sa garde écossaise.
Ils entrent tous deux en lice, courent l’un sur l’autre et rompent leurs lances.
Tout à coup, le roi est blessé à l’oeil droit; il chancelle... on l’entoure... on le transporte au palais des Tournelles. . . il meurt le lendemain, en pardonnant à Montgomery.
Il avait 11 ans, et 1 3 ans de règne.
En plaçant Henri II, fds et successeur de François I" dans cette galerie, devons-nous incriminer Montgomery, et le confondre avec les assassins des rois ?
Quelques historiens l’accusent de régicide prémédité; d’autres l’en absolvent.
Toujours est-il, qu’après la mort de Henri II, il gagna l’Angleterre, s’y lit huguenot, et revint
dans sa patrie pour déchirer son sein dans les guerres civiles.
Pris par le seigneur de Matignon, depuis maréchal de France, il fut remis entre les mains de Catherine de Médicis, qui fit instruire son procès.
Il fut dégradé de noblesse, ainsi que sa postérité, et condamné à avoir la tète tranchée en place de Grève (1574).
Sa mémoire fut réhabilitée en 1576.