HENRI III
Henri III, 3 e fils de Henri II, né en 1331, après avoir fait assassiner le duc de Guise, à Blois (1 388), vint assiéger Paris avec Henri de Navarre.
Il allait, a-t-on dit, s’en emparer, lorsqu'un jeune moine dominicain , Jacques Clément , croyant peut-être à une gloire éternelle pour prix de son régicide, sort de Paris, se présente au camp royal, prétendant avoir d’importantes révélations à faire à Henri III.
Mais tandis que le roi lit ses prétendues lettres
de créance, il lui perce le bas-ventre d’un coup de poignard (I er août 1 589).
La victime trouve la force de saisir l’arme de son assassin et lui en déchire la figure. Les officiers achèvent de le massacrer.
Henri III mourut le lendemain.
En lui s 'éteignit la maison de Valois dont il était le dernier représentant.
Jacques Clément était un fanatique ; loin d elre utile à la religion catholique par son crime, il donna un prétexte à ses ennemis.
On calomnia les dominicains, parce qu’il appartenait à leur ordre, bien que ces religieux déclarassent, avec la doctrine catholique, que l’assassinat est toujours abominable et satls excuse.
Bien que Henri III se fût rendu méprisable par scs vices, sa faiblesse, sa superstition, scs prodigalités et sa honteuse condescendance pour scs favoris, flétris par l'histoire du nom de
mignons , nul n’avait le droit d’attenter à ses jours, et de donner au peuple ce détestable et funeste exemple du sujet qui lève le bras sur son souverain.