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Ces coopératives fondèrent alors la « Raiffeisencentral A. G. » avec 500.000 couronnes de capital social, siège à Temesvar. Mais il n’y avait pas de coopératives de consommation et les Coopératives de crédit s’occupaient de l’achat en commun des marchandises de consommation plus importante, en les répartissant entre leurs membres. En même temps, on créait, pour le contrôle des coopératives, la « Verband Raiffeisenschen Genossenschaft in Banat », qui a son siège à Temesvar.
Dans la vie montagnarde de la population roumaine transylvaine, il y avait toujours un sentiment qui attirait les petites forces en vue de réaliser les intérêts communs.
Depuis des siècles, les « târle », les communautés de bergers envoyaient leurs moutons paître au delà des Carpathes, sur les collines de la Muntenie, de la Bessarabie. L’affermage des pâturages, la vente de la laine, des fromages, se faisaient en commun: un de ces bergers les descendait aux commerçants des villes pour les vendre.
Les groupements des montagnards, qui travaillaient ensemble dans l'exploitation des immenses forêts, formaient une sorte de « braccianti », des bûcherons des Carpathes.
Mais le point de départ du mouvement coopératif, c’est le 24 avril 1867, lorsque, sous l'impulsion de l’instituteur VisoRION Roman, « une des âmes étrangères qui se soudait au peuple, au village roumain transylvain » (200), les paysans du village de Rasinari (département de Sibiu), créaient leur « Association d'épargne et de crédit », qui fut en même temps la première coopérative et la première institution financière roumaine en Transylvanie. (201)
La réussite de cette société fut un exemple et fit naître de
(200) Allocution du ministre de l’Instructon publique, M. Gusti, au centenaire du Visorion Roman. (Bucarest, juin 1933.) ,
(201) I. Enesco: Inceputul coopératiei la Romäâni. — Le commencement de la Coopération chez les Roumains, (Revista Economcea, Sibiu, n° 33, 1912.)
semblables institutions dans les villages roumains à Sacadate, Nuce, Sàsàäus, Mercurea et Scarei. La propagande ne s'arrêta pas, elle s’étendit jusqu’au nord de la Transylvanie et, en 1873, se fonda l’association de crédit « Aurora » de Nasaud et après on créait des coopératives dans les plus différentes parties de la Transylvanie, à Borgo-Prund, à Sein, à Saliste; et les artisans roumains en constituaient une dans la ville de Brasov.
L’année 1888 fut celle de la création de la « Réunion roumaine de l’agriculture » de Sibiu, dont le but était d’aider et de développer l’agriculture roumaine. Les fondateurs et animateurs: Aurel BRATE, V. TORDASEAN, OsvapA, le professeur CoMsA, ont préparé un vaste programme concernant les conférences éducatives entre les paysans, l’enseignement pour l’amélioration de la terre, la distribution du grain d’ensemencement, la fondation des « tovarasit » agricoles et des coopératives de crédit villageoises.
La réalisation de ce programme commença et en 1893 fut fondée par la Réunion la première coopérative de crédit de système Raïiffensen, dans le village Rosia saseasca, dans le voisinage de Sibiu.
Par l'introduction du nouveau type de la coopération, les fondateurs voulaient adapter leur œuvre à tous les points de vue aux besoins et aux conditions de la population rurale.
L'activité bienveillante de la Réunion n’a pas tardé d’apporter de bons résultats. Les paysans ont commencé à cultiver leurs terres plus efficacement et l'effort du peuple commençait.
Le 14 mars 1872, VisorioN ROMAN réalisa sa plus grande œuvre : il créa la banque « Albina » à Sibiu, qui devint l’institution de base financière de toutes les activités économiques roumaines en Transylvanie. Cette banque fut suivie dans la suite par la banque « Economul >» de Cluj, par l’« Ardeleana » d’Oràstie, qui constituèrent des sources de capitaux des coopératives rurales, dont le nombre se multiplia et les œuvres s’étendirent même au delà des allocations de crédit.
En 1901, « Insotirea », du village de Cornatel, réussit à acquérir la propriété d’un comte hongrois sur une étendue de 400 arpents, avec des édifices agricoles, pour un prix total de 80.000 couronnes. La propriété fut répartie par lots entre les