‹ Les règlements des assemblées législativesChapitre 18 sur 359 · PRÉFACE XXXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXXI

après elle, toutes les assemblées qui se sont succédé, en France et ailleurs, eussent gagné à écouter ces conseils d'un homme qui avait tant réfléchi, qui savait tant de choses, et qui devinait le reste. Mais il s'agissait bien d'écoulerdes conseils, surtout les conseils d'un étranger, à moinsqu'ilne fûtquelqueThomasPaineou quelque Anacharsis Clootz, et la Révolution, maintenant et plus tard, entendait enseigner, mais non point apprendre I Bentham n'acheva pas la Tactique des assemblées lèyislatices^ et par conséquent n'eut pas à la présenter ; l'eût-il achevée et Teùt-iL présentée qu'elle eût sans doute subi le sort du mémoire de Romilly, traduit pour Mirabeau par Etienne Dumont. A a ces Philosophes respectables, dont le civisme ne se bornait pointa la Grande-Bretagne ))^ on se fût borné à répondre avec un dédain mal contenu : « Nous ne voulons rien des Anglais, nous ne devons imiter personne ! » à l'heure môme où l'on s'apprêtait, contre toutes les données historiques et psychologiques^ au mépris de toutes les traditions nationales, au risque de toutes les aventures, à imiter gauchement leurs institutions, déjà déformées par l'interprétation sommaire ou fantaisiste qu'on en donnait. Elles Américains n'au-. raient pas reçu meilleur accueil : malgré les souvenirs, encore tout chauds, de la guerre d'Indépendance, malgré l'étiquette républicaine grâce à laquelle, de confiance, souvent faisait prime la marchandise qu elle couvrait, il n'en eût pas été du Manuel de pratkiae parlementaire du président Jefiferson autrement que du traité de

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